GABON - Après une journée de troubles jeudi, la situation se stabilise, mais la grogne est toujours là...
Ce vendredi, l’élection d’Ali Bongo a été
validée par la cour constitutionnelle, lors d’une cérémonie officielle de proclamation des résultats. «Est déclaré élu le candidat Ali Bongo Ondimba du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) avec 141.952 soit 41,73% (...) sous réserve du contentieux dont la Cour serait saisie», a affirmé la présidente de la Cour, Marie Madeleine Mborantsuo. Le parti de l'opposant Pierre Mamboundou, arrivé troisième (25,22%) a appelé vendredi à «la résistance». Les opposants ont dix jours pour déposer un recours.
L’opposition continue à protester
Ali Bongo va maintenant
devoir asseoir son pouvoir. Sa première visite officielle, il l'a réservée à
l'équipe de foot gabonaise, qui rencontrera celle du Cameroun samedi soir. En optant pour un évènement hautement rassembleur et patriotique, Ali Bongo semble bien décidé à camper son tout nouveau rôle de président du Gabon et surtout à faire taire les voix de l'opposition qui dénoncent une victoire tronquée.
>> Retrouvez les évènements de ce vendredi, heure par heure.
Pendant ce temps-là, les opposants continuent à manifester. Le couvre-feu est maintenu à Port-Gentil, «jusqu'à nouvel ordre», il «sera appliqué dans toute sa rigueur. (...) Le premier citoyen qui se fera prendre aux alentours des heures indiquées, donc entre 20H00 et 06H00, il sera arrêté et la loi s'appliquera», a déclaré le ministre de l'Intérieur et de la Défense, Jean-François Ndongou. Des pillages ont repris à Port-Gentil.
Avec agence