Le ravisseur de Jaycee Lee Dugard aurait commis un viol en 1972 sans être poursuivi

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Publié le 4 septembre 2009.

ETATS-UNIS - Phillip Garrido n'avait pas été inquiété à l'époque, et l'enquête n'a pour le moment pas permis de prouver son implication dans d'autres affaires non élucidées...

L'enquête se poursuit concernant Phillip Garrido, accusé d'avoir enlevé et séquestré Jaycee Lee Dugard pendant 18 ans. Si aucune preuve ne semble pouvoir relier l'homme aux meurtres de prostituées dont il était suspecté, une autre affaire a refait surface. Garrido aurait, en 1972 drogué puis violé une adolescente de 14 ans, sans être inquiété.
 
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C'est un policier, le lieutenant Leonard Orman, qui a révélé l'histoire au cours d'une conférence de presse. En avril 1972, Phillip Garrido aurait rencontré sa jeune victime à la bibliothèque d'Antioch. Après l'avoir fait monter dans sa voiture, il lui aurait fait prendre des barbituriques avant de l'emmener dans un motel et de la violer à plusieurs reprises.
 
Pour des raisons encore inconnues, «les poursuites ont été abandonnées», a déclaré le policier. Et Garrido n'a pas été condamné. Ce n'est que cinq ans plus tard, en 1977, qu'il écope de 50 ans de prison pour le viol en 1976 d'une employée de casino dans le Nevada. Il bénéficie d'une liberté conditionnelle en 1988, et enlève Jaycee Lee trois ans plus tard.
 
Trois jeunes femmes qui pourraient ne pas être les seules à avoir croisé la route de Garrido. Interrogé à ce sujet, le lieutenant Orman a répondu: «D'autres victimes? Il y a de bonnes chances, oui».
 
Le quartier des délinquants sexuels

Le fragment d'os retrouvé dans le jardin de la propriété voisine de celle du couple Garrido n'ayant pour l'heure pas livré ses secrets, les recherches se poursuivent, en vain. «A part certaines choses qui devront faire l'objet d'un examen médico-légal plus poussé, nous n'avons trouvé aucune preuve liant Phillip Garrido aux affaires non élucidées», a annoncé mercredi un agent de la police de Pittsburg (Californie).
 
Mais ces recherches ont mis en lumière un fait troublant: la concentration de délinquants sexuels répertoriés dans la même zone géographique. Dans les trois pâtés de maison entourant le domicile de Garrido, il y en a trois. Et dans l'ensemble du Hardscrabble, quartier ouvrier à la périphérie de la ville, ils sont plus de cent. Une concentration jugée bien plus élevée que la moyenne par les autorités locales, qui ne s'expliquent cependant pas pourquoi.
 

 

 

 
 
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