«Notre dispositif est prêt pour protéger les Français éventuellement». Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a assuré jeudi que des dispositions avaient été prises pour protéger la communauté française au Gabon. «Mais j'espère qu'on n'aura pas à le faire. Je ne crois pas.»
La communauté française vivant au Gabon est estimée à quelque 10.000 personnes. La France dispose d'une base au Gabon qui abrite un millier de militaires.
Bernard Kouchner, qui s'exprimait à l'occasion d'un déplacement à La Courneuve (Seine-Saint-Denis), s'était par ailleurs félicité du processus électoral.
«Il y a eu une consultation plus ouverte que lors des 40 années précédentes», a-t-il dit. Interrogé sur le retard de l'annonce du résultat, il avait répondu: «C'est normal qu'un pays comme celui-là, qui a été tenu pendant si longtemps par une seule famille, s'interroge et bouge un peu au moment où on lui permet de voter.»
Ali Bongo élu
Le ministre a fait cette déclaration avant l'annonce de l'incendie par des partisans de l'opposition du consulat général de France de Port-Gentil (sud-ouest).
Ali Bongo, 50 ans, fils du défunt président Omar Bongo, a remporté l'élection présidentielle anticipée du 30 août au Gabon avec 141.952 voix, soit 41,73% des suffrages, avait annoncé peu après à Libreville le ministre de l'Intérieur Jean-François Ndongou.