Ahmadinejad entend punir l'opposition

12 contributions
Publié le 28 août 2009.

IRAN - Dans son prêche du vendredi, le président a visé à mots couverts Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi...

C’est la première fois que le président iranien émet une requête en ce sens. Dans son prêche à la prière du vendredi, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a appelé à punir les chefs de l'opposition. Il leur reproche les troubles ayant suivi sa réélection contestée le 12 juin.

«De sérieuses actions devraient être entreprises contre les chefs (de l'opposition) et les principaux instigateurs des incidents. Ceux qui ont provoqué, organisé et mis en oeuvre la doctrine ennemie devraient être affrontés avec fermeté», a-t-il dit dans ce prêche diffusé par la radio.

>> Tous nos articles sur la crise iranienne sont par ici

Moussavi et Karoubi visés

Cette requête vise notamment ses concurrents principaux, le conservateur modéré Mir Hossein Moussavi et le réformateur Mehdi Karoubi, qui ont dénoncé des fraudes lors de l’élection. D’autres responsables ont précédemment appelé à sanctionner les opposants, tel que le religieux Ahmad Khatami, dont les vues expriment généralement celles des ultraconservateurs, ou encore Yadwollah Javani, chef du bureau politique des Gardiens de la révolution, l'armée idéologique du régime.

Des manifestations de rue, sans précédent depuis l'avènement de la République islamique en 1979, avaient été organisées pour protester contre la victoire de Mahmoud Ahmadinejad. Celle-ci a toutefois été validée par le numéro un du régime iranien, Ali Khamenei.

«Ceux dont le rôle a été moindre et ceux qui ont été trompés devraient être traités avec compassion islamique», a précisé le président iranien. «Les leaders des émeutes devraient être exécutés», a rétorqué la foule.

300 personnes toujours derrière les barreaux

Sur quelque 4.000 personnes arrêtées lors de ces manifestations, 300 sont toujours derrière les barreaux, selon des sources officielles qui ont fait état de 30 morts. L'opposition a de son côté dressé une liste de 69 personnes tuées.

Depuis le 1er août, quelque 140 personnes, dont des responsables du camp réformateur, ont comparu devant le Tribunal révolutionnaire pour leur implication dans la contestation. Ces procès, toujours en cours, ont été dénoncés par l'opposition et la communauté internationale comme des «procès-spectacles».

Avec agence
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr