S’il a enfreint les conditions de l’assignation à résidence d’Aung San Suu Kyi, c’est parce qu’il a voulu la sauver de la mort. L’Américain John Yettaw, a expliqué dans une interview diffusée jeudi sur CNN que ses motivations envers Aung San Suu Kyi étaient purement humanitaires.
Il a dit avoir agi ainsi parce qu'il avait «vu en rêve qu'ils allaient la tuer». «Je ne savais pas qu'ils allaient l'arrêter et lui faire un procès», a-t-il expliqué dans sa première interview depuis sa libération. «Je pleurais tous les jours, je souffrais tous les jours», a-t-il ajouté, disant avoir été interrogé jour et nuit pendant deux semaines et demie pendant sa détention. Il a par ailleurs insisté sur le fait qu'il était parfaitement sain d'esprit alors que certains avaient mis en doute sa santé mentale.
Un livre en prévision
Son initiative a conduit à la junte birmane à prolonger de 18 mois supplémentaires l'assignation à résidence de la prix Nobel de la Paix. Ce qui l'empêchera de participer aux élections prévues en 2010.
De son côté, John Yettaw a été condamné à sept ans de travaux forcés avant d'être finalement expulsé à la suite d'une visite en Birmanie du sénateur américain Jim Webb. L’ancien prisonnier, un mormon originaire du Missouri, prévoit d'écrire un livre sur ce qu'il a vécu.