Les pompiers ont stoppé la progression des incendies en Grèce

FEUX DE FORET 15.000 hectares ont été dévastés...

Avec agence

— 

Des bénévoles tentent d'éteindre des feux de forêts, dans la banlieue d'Athènes, en Grèce.

Des bénévoles tentent d'éteindre des feux de forêts, dans la banlieue d'Athènes, en Grèce. — REUTERS/John Kolesidis

Des centaines de pompiers grecs, épaulés par des renforts aériens internationaux, ont réussi à stopper ce lundi la progression des incendies qui sévissent depuis vendredi dans la région d'Athènes. «La situation s'améliore, il n'y a plus de front actif important dans la région d'Athènes», à l'exception du feu de Porto Germeno, en Béotie (60 km à l'ouest de la capitale), a annoncé en fin d'après-midi le porte-parole des pompiers, Yannis Kapakis.

Les secours restent cependant vigilant, et luttent sans difficultés sur place contre quelques reprises de feu. A la tombée de la nuit, aucune zone habitée n'est menacée, et les vents sont tombés. Les huit hélicoptères ont donc arrêté leurs interventions. En colère, habitants et responsables locaux ont cependant dénoncé dans les médias des secours trop tardifs et mal coordonnés, tandis que la presse jugeait que les autorités «n'avaient pas tiré les leçons du passé» faute de «mesures élémentaires de prévention».

Environ 150 habitations endommagées, près de 15.000 hectares dévastés

Dans un premier bilan provisoire, le ministère de l'Environnement et des Travaux publics a chiffré à «environ 150» le nombre des habitations endommagées. Des équipes doivent entamer mardi l'inventaire exact des dégâts. D'après des évaluations officielles, environ 15.000 hectares de forêts ont été dévastés depuis le départ du feu dans la nuit de vendredi à samedi, à environ 40 km au nord-est d'Athènes.

Dimanche encore, les pompiers  luttaient contre les feux qui gagnaient du terrain dans des zones boisées aux portes d'Athènes, menaçant des banlieues de la capitale grecque où de nombreux habitants ont dû abandonner leurs maisons, certains s'y refusant pour préserver leurs biens. Attisées par des vents violents, les flammes ont parcouru une trentaine de kilomètres vers l'est, menaçant des zones où vivent 60.000 habitants environ.

600 pompiers, solidarité européenne

Dimanche, plus de 600 pompiers étaient sur le pied de guerre pour stopper le feu, mais de forts vents et une épaisse fumée contrariaient les opérations des bombardiers d'eau. Les conditions météorologiques ne permettent pas aux appareils d'opérer comme il le faudrait et ils laissent derrière eux de nombreux secteurs où le feu couve encore», a déclaré le préfet d'Athènes, Yiannis Sgouros, à la télévision publique NET.

Douze avions et sept hélicoptères chargés d'eau étaient en action et des renforts étaient attendus de plusieurs pays. Dans le cadre du mécanisme européen de protection civile, la France a proposé l'envoi de quatre bombardiers d'eau, dont deux sont arrivés dimanche, de même qu'un hélicoptère anti-incendie dépêché par Chypre. L'Autriche devait envoyer six bombardiers d'eau et hélicoptères, et l'Italie deux Canadair.

Ces incendies sont les plus graves depuis ceux d'août 2007, qui avaient fait 77 morts et détruit plus de 250.000 hectares, principalement dans le Péloponnèse et sur l'île d'Eubée.

Mots-clés :

Aucun mot-clé.