TERRORISME - Un homme s'était fait exploser le 8 août dernier près de l'ambassade de France en Mauritanie...
Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué
l'attentat suicide du 8 août contre l'ambassade de France à Nouakchott. C'est ce que rapporte le centre américain de surveillance de sites islamistes (SITE). La revendication est accompagnée par une photographie du kamikaze, identifié comme Abu Obeida Musa al-Basri, et qui habitait le quartier Basra dans la capitale mauritanienne.
Un homme brandissant une arme
La photographie montre un homme portant l'habit traditionnel mauritanien et brandissant une arme en plein désert. L'auteur de l'attaque a péri dans l'explosion de la charge qu'il transportait et qui n'a que légèrement blessé deux Français, deux gendarmes attachés à la protection de la chancellerie. Mais les deux hommes n'étaient pas de service au moment de l'attentat. Une Mauritanienne avait également été blessée.
Le site islamiste qui porte la revendication indique, selon le centre américain, que l'auteur de l'attentat avait rejoint l'Aqmi il y a un an et qu'il avait exprimé le désir de devenir un «martyr». L'Aqmi affirme, selon le SITE, que l'attaque était une riposte aux agressions des «Croisés», notamment la France, et des dirigeants mauritaniens contre l'islam et les musulmans.
Le groupe a reconnu que l'assaillant n'avait pas réussi à entrer dans l'enceinte de l'ambassade en raison de la présence d'une barrière, mais affirmé que l'explosion avait blessé plusieurs gardes français. Après l'attentat, le ministre mauritanien de l'Intérieur de l'époque, Mohamed Ould R'Zeizim, avait indiqué que le kamikaze était un Mauritanien «recruté par les salafistes» et entraîné «dans des camps» situés dans le Sahara.
M.D avec agence