Clotilde Reiss est sortie de prison

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Publié le 17 août 2009.

IRAN - La Française bénéficie seulement d'une libération conditionnelle...

La jeune Française Clotilde Reiss, arrêtée en Iran pour s'être mêlée à des manifestations post-électorales, a été remise en liberté conditionnelle dimanche soir, après plus de six semaines de prison à Téhéran.

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La France a accepté de payer une caution, dont on ignore le montant. Celui-ci s'élèverait à «quelques centaines de milliers d'euros», avait indiqué en fin de semaine le père de la jeune femme. RTL affirme ce lundi que l'Iran a demandé 300.000 dollars (210.000 euros). La jeune universitaire de 24 ans est «hébergée» à l'ambassade de France à Téhéran, le temps que la justice iranienne se prononce sur les accusations qui pèsent contre elle. Clotilde Reiss «demeure sous contrôle judiciaire», a dit le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner.

Le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy a de nouveau réclamé dimanche «qu'il soit mis fin au plus vite aux procédures judiciaires à l'encontre de Clotilde Reiss», car Paris estime que la jeune femme est innocente et qu'aucune charge ne peut être retenue contre elle.

L'aide de la Syrie

Paris reconnaît avoir demandé l'aide de pays pouvant avoir une «influence» sur l'Iran pour parvenir à cette remise en liberté, et mentionne en particulier le soutien de la Syrie, principal allié de Téhéran dans le monde arabe. La Syrie avait déjà été tout particulièrement remerciée lorsque la France avait obtenu, mardi dernier, la remise en liberté de Nazak Afshar, une employée franco-iranienne de son ambassade, également emprisonnée pour sa participation à des manifestations.

Selon les autorités françaises et ses proches, Clotilde Reiss «est en bonne santé et garde un bon moral». «Je l'ai trouvée en bonne forme, elle était très heureuse», a déclaré à l'AFP son père, Rémi Reiss, qui a pu s'entretenir avec sa fille au téléphone, quelques instants après sa remise en liberté.

Passionnée par la culture persane

La jeune universitaire, lectrice de français à l'université d'Ispahan (centre), est accusée d'avoir pris part à des manifestations qui ont suivi le scrutin présidentiel contesté du 12 juin. Elle est aussi accusée d'avoir rassemblé des informations et «encouragé les émeutiers», selon la justice iranienne.

Elle avait comparu le samedi 8 août devant un tribunal de Téhéran. Lors de cette audience, cette jeune femme passionnée par la culture persane avait reconnu, outre la participation à des défilés, avoir rédigé un rapport pour un institut de recherche dépendant du service culturel de l'ambassade de France, selon l'agence officielle iranienne Irna. Des aveux «sollicités», selon ses proches et le gouvernement français.
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