Iran: une employée de l'ambassade de France libérée

IRAN Elle était détenue, tout comme Clotilde Reiss...

20minutes.fr, avec agence

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L'universitaire française Clotilde Reiss (au premier plan) lors de son procès à Téhéran, samedi 8 août 2009.

L'universitaire française Clotilde Reiss (au premier plan) lors de son procès à Téhéran, samedi 8 août 2009. — AFP PHOTO/FARS NEWS/ALI RAFIEI

Paris a confirmé la sortie de prison de Nazak Afshar, collaboratrice du service culturel de l'Ambassade de France à Téhéran, qui était détenue «comme l'est encore Clotilde Reiss», a annoncé mardi l'Elysée, précisant que le président Nicolas Sarkozy s'était entretenu avec elle au téléphone.

L'Iran a par ailleurs proposé que la jeune Française Clotilde Reiss bénéficie d'une mesure de liberté conditionnelle à condition qu'elle réside à l'ambassade de France à Téhéran d'ici à la fin de son procès. Mais Paris n'y a pas encore répondu, a déclaré sur RFI l'ambassadeur d'Iran en France, Seyed Mehdi Miraboutalebi.

«Notre ministère a donné un engagement au pouvoir judiciaire iranien pour que cette demoiselle, jusqu'à la fin de son procès et à condition qu'elle réside à l'ambassade de France à Téhéran, puisse bénéficier d'une liberté conditionnelle», a-t-il affirmé, ajoutant: «Jusqu'à présent, nous n'avons pas eu de réponse de l'ambassadeur de France.»

Reproches adressés aux autorités françaises

Le diplomate iranien a reproché aux autorités françaises d'avoir rendu publique trop rapidement, le 6 juillet, l'arrestation de Clotilde Reiss. Selon lui, une plus grande discrétion aurait pu permettre d'éviter le procès et de trouver un accord entre les deux pays.

Interrogé sur les déclarations du diplomate iranien, le ministère français des Affaires étrangères n'avait pas fait de commentaire mardi en début d'après-midi.

«Début d'espoir»


Plus tôt dans la journée, Luc Chatel, a affirmé qu'il existait «le début d'un espoir» en vue d'«une solution rapide» pour la libération de la jeune femme. L'universitaire de 24 ans, est détenue en Iran depuis le 1er juillet. Elle est accusée d'espionnage pour avoir notamment participé à des manifestations post-électorales dans la ville d'Ispahan, où elle était lectrice de français.