Viols et mauvais traitements, bienvenue dans les prisons iraniennes

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Publié le 10 août 2009.

IRAN - Mehdi Karoubi, candidat malheureux à la présidence iranienne, affirme que certains manifestants arrêtés ont été violés en détention...

Le candidat réformateur iranien Mehdi Karoubi a affirmé lundi que des manifestants arrêtés lors des contestations du scrutin du 12 juin, avaient été violés lors de leur détention. Dans une lettre, Mehdi Karoubi assure qu'«un certain nombre de personnes arrêtées ont affirmé que des jeunes femmes avaient été sauvagement violées.» L'ex-candidat à l'élection présidentielle ajoute que «des jeunes hommes ont également été sauvagement violés». Selon lui, ils «souffrent depuis lors de dépression et de sérieux problèmes psychologiques et physiques».

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Les autorités iraniennes ont reconnu les mauvais traitements

Cette lettre a été adressée le 29 juillet à l'ex-président Akbar Hachémi Rafsandjani, qui dirige le Conseil de discernement du régime et l'Assemblée des experts, deux institutions clés du pouvoir iranien. Mehdi Karoubi avait prévenu qu'il la publierait faute de réponse sous 10 jours. Elle a d'abord été publiée dimanche sur son site Etemad Melli, avant d'en être retirée.

Dimanche, le chef de la police iranienne, le général Ismail Ahmadi Moghaddam, a reconnu que des manifestants emprisonnés avaient été victimes de mauvais traitements. Cependant, il a fait valoir que ceux qui sont morts en détention avaient succombé à des virus, et pas à de la torture comme l'affirme le camp réformateur.

La prison de Kahrizak fermée car «non conforme»


Le mois dernier, le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a ordonné la fermeture du centre de détention de Téhéran, Kahrizak, où étaient détenus des responsables réformateurs et des manifestants car il était «non conforme aux normes».

Le directeur de la prison de Kahrizak, dont la fermeture a été ordonnée le mois dernier, a été démis de ses fonctions. Trois gardiens ont également été arrêtés pour des accusations de mauvais traitements sur des prisonniers. Selon les chiffres officiels, au moins 30 personnes sont mortes dans les violences qui ont suivi la réélection de Mahmoud Ahmadinejad. Les ONG craignent cependant que le bilan ne soit beaucoup plus lourd.
E.L. avec agence
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