Nicolas Sarkozy multiplie les «interventions auprès de tous ceux qui peuvent exercer une influence» en vue de la libération de la jeune Française jugée en Iran Clotilde Reiss, qui est son «objectif prioritaire», a indiqué l'Elysée ce lundi. «Le président de la République suit extrêmement attentivement l'évolution du dossier de Clotilde Reiss», a-t-on déclaré dans l'entourage du chef de l'Etat.
Pour le Ministre des affaires étrangères, l'audience lors de laquelle a comparu samed Clotilde Reiss était un «spectacle que nous avons déjà connu dans d'autres circonstances», a-t-il déclaré dans un entretien publié ce lundi dans Le Parisien. «Il n'y avait pas d'avocat et le respect de la défense était très limité, c'est le moins que l'on puisse dire», a poursuivi Bernard Kouchner.
Des accusations «dénuées de tout fondement»
La France avait déjà haussé le ton samedi et dimanche en demandant la «libération immédiate» de la jeune universitaire française Clotilde Reiss et d'une employée de son ambassade. Elles ont comparu devant un tribunal de Téhéran avec des participants à des manifestations post-électorales en Iran.
Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères avait estimé que les accusations portées contre Clotilde Reiss, 24 ans, sont «dénuées de tout fondement» . Quant aux charges pesant sur Nazak Afshar, employée de l'ambassade de France, elles sont qualifiées d' «inexistantes». La France dit avoir «appris» l'arrestation de cette dernière à l'occasion de l'audience. Le communiqué déplore également que l'ambassade de France à Téhéran «n'a pas été informée au préalable, ni autorisée à assister à cette comparution, conformément aux règles internationales de la protection consulaire».