TERRORISME - «Pas certain» que la France soit visée, selon le secrétaire d'Etat Alain Joyandet...
L'explosion a eu lieu au passage de deux Français qui faisaient leur jogging, sans les blesser sérieusement. L'explosion a eu lieu peu avant 19h, heure locale dans une rue de Nouakchott, située entre l'ambassade de France et l'ambassade de Libye. Comme c'est l'usage lorsque des Français sont victimes d'attentats à l'étranger, le Parquet antiterroriste de Paris a ouvert une enquête.
Deux Français, des gendarmes mobiles employés à la sécurité de l'ambassade de France, faisaient de la course à pied au moment où le jeune homme a fait exploser les charges qu'il portait sur lui, selon le premier conseiller de l'ambassade de France, Marc Flattot. Il n'ont subi que «quelques petits impacts, très légers» mais sont «sous le choc et resteront ce (samedi) soir sous observation médicale» à l'hôpital, a ajouté le conseiller.
Mais selon le secrétaire d'Etat Alain Joyandet, interrogé par RTL, «il n'est pas certain que ce soit directement la France qui soit visée». «L'attentat pour l'instant n'a pas été revendiqué. Je crois qu'il est surtout en relation avec l'élection du président Aziz, qui a indiqué qu'il était déterminé à s'attaquer à Al-Qaïda», a-t-il ajouté.
Cette attaque-suicide, la première dans le pays, arrive trois jours après l'entrée en fonction de l'ex-général putschiste Mohamed Ould Abdel Aziz dans ses fonctions de président élu de la Mauritanie. Dans son discours d'investiture comme président du pays, il avait assuré mercredi qu'il «ne ménagerait aucun effort pour lutter contre le terrorisme et ses causes». Et la semaine dernière, trois Mauritaniens proches d'Al Qaïda ont été inculpés pour l'assassinat de quatre Français à Aleg (250 km à l'ouest de Nouakchott).
Légèrement touchée, une Mauritanienne a également été traitée brièvement aux urgences, selon une source policière mauritanienne. Elle avait été très légèrement touchée par des éclats d'explosifs alors qu'elle se trouvait à bord d'un véhicule.
Le kamikaze était recherché
Le jeune kamikaze était «dans le collimateur des services de sécurité» selon un responsable policier, qui précise qu'«il serait rentré sur le territoire mauritanien il y a seulement dix jours».
Le quartier a évidemment été mis sous surveillance, comme en témoignent ces images :
Sur Monster.fr, et accédez en exclusivité aux toutes dernières offres, à des conseils personnalisés et des opportunités de développer votre réseau professionnel !