Shimon Peres apportera son soutien à la communauté gay lors d'un meeting

Publié le 7 août 2009.

TEL-AVIV - Le président israélien va prendre la parole à l'occasion du rassemblement en hommage aux deux morts et à la quinzaine de blessés dans la fusillade qui a éclaté le 1e août dans un un centre d'aide aux homosexuels...

Le président israélien Shimon Peres doit prendre la parole samedi lors du meeting de solidarité avec la communauté homosexuelle à Tel-Aviv. Le rassemblement «d'identification et de mémoire» avec les victimes de l'attaque meurtrière lancée contre un centre d'aide aux homosexuels de la ville le 1er août est organisé par des mouvements de défense des droits des homosexuels, avec le soutien de la municipalité.

«Ce meurtre choquant» est «intolérable pour toute société éclairée», avait déclaré le président Peres après cette attaque qui a fait deux morts (un moniteur du centre et une adolescente) et quinze blessés. Des dizaines de milliers de personnes sont attendues sur la place Rabin au centre de Tel-Aviv, où des vedettes de la chanson israélienne doivent se produire.

Benjamin Netanyahou s'est rendu dans le centre visé par l'attaque

Fait sans précédent, le Premier ministre Benjamin Netanyahou s'est rendu jeudi, accompagné du chef de la police Duddy Cohen, dans le centre visé par l'attaque. Des représentants de la communauté des gays et des lesbiennes lui ont remis une lettre l'appelant à agir «contre les incitations à la violence» en prévoyant des cours sur la tolérance dans les établissements scolaires.

Le Premier ministre a dénoncé toute forme de «haine aveugle» en Israël assurant à ses interlocuteurs qu'il comprenait les «besoins de la communauté gay» en proie à des préjugés persistants. De son côté, la police a imposé un black-out sur l'affaire. Les enquêteurs privilégient la piste d'une vengeance personnelle sans exclure que son auteur ait été également animé de sentiments homophobes.

Malgré l'hostilité que l'homosexualité, surtout masculine, suscite dans les cercles religieux juifs en Israël -qui parlent d'«abomination»-, elle n'est plus passible de sanctions pénales depuis 1988 et certains droits des couples de gays ou de lesbiennes sont depuis lors reconnus par les tribunaux. Près de la moitié des Israéliens considèrent cependant les homosexuels comme des «déviants», selon un sondage réalisé après l'attaque.

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