VIOLENCES - Les rues de Maiduguri ont été vidées de leurs cadavres...
Les cadavres qui jonchaient les rues de Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria, depuis la fin des combats de cette semaine ont été enterrés dans des fosses communes, ont indiqué dimanche les autorités et des témoins. «Notre équipe d'évacuation a terminé d'enlever tous les cadavres des rues de la ville. Les familles ne sont pas disposées à réclamer les corps, donc le gouvernement a décidé de les enterrer dans une fosse commune», a déclaré un porte-parole du gouvernement de l'Etat de Borno, dont Maiduguri est la capitale, Usman Chiroma.
Plus de 600 morts
Selon ce responsable, peu de dépouilles ont été réclamées par leurs proches car «les morts étaient membres de (la secte) Boko Haram en guerre contre le gouvernement. Ils ne veulent pas être associés à eux». Les autorités ont refusé de préciser le nombre de corps ramassés, mais le journal
This Day a évoqué dimanche le chiffre d'environ 700.
Selon la police et des témoins, plus de 600 personnes ont péri dans les
violences entre forces de sécurité et membres de la secte islamiste «Taliban», aussi appelée «Boko Haram» («l'éducation occidentale est un péché» en langue haoussa), dans quatre Etats du nord du pays, Bauchi, Kano, Yobe et Borno.
Les combats, démarrés en Bauchi, se sont ensuite concentrés à Maiduguri, fief des «talibans», où leur chef
Mohamed Yusuf, 39 ans, a été tué jeudi soir.
Avec agence