Ban Ki-moon appelle à la libération immédiate d'Aung San Suu Kyi

BIRMANIE Assignée à résidence, l'opposante à la junte est jugée depuis le 18 mai, mais le verdict a été renvoyé au 11 août...

J.M. avec agence

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La démocrate Aung San Suu Kyi est assignée à résidence depuis 1989.

La démocrate Aung San Suu Kyi est assignée à résidence depuis 1989. — AFP

Aung San Suu Kyi est jugée depuis le 18 mai pour avoir enfreint les règles de son assignation à résidence. Elle risque jusqu'à cinq années d'emprisonnement. Mais le verdict, qui devait initialement être énoncé ce vendredi, a été renvoyé au 11 août. A l'occasion d'une rencontre avec l'ambassadeur de Birmanie à l'ONU, Ban Ki-moon a de son côté appelé à la libération immédiate de l'opposante birmane.
 
L'attente de toute la communauté internationale
 
Au cours de sa rencontre avec l'ambassadeur Than Swe, le secrétaire général des Nations unies a «réitéré son attente claire, ainsi que celle de la communauté internationale que le gouvernement birman examine avec prudence les implications de tout verdict dans le procès d'Aung San Suu Kyi et exerce sa responsabilité pour garantir sa libération immédiate».
 
Ban Ki-moon a également rappelé le souhait de la communauté internationale que la junte birmane «agisse dans l'intérêt du pays en prenant des mesures positives et en temps adéquat», conformément aux propositions qu'il a faites lors de son récent séjour sur place, «à commencer par la libération de tous les prisonniers politiques».
 
Une amnistie «pour des raisons humanitaires»
 
Au début du mois, Than Swe avait annoncé au Conseil de sécurité que son gouvernement préparait une amnistie pour certains prisonniers politiques «pour des raisons humanitaires» afin de leur permettre de participer aux élections prévues en 2010, mais cette mesure n'a pas encore été confirmée sur place. Sur quelque 6.300 prisonniers libérés en février dernier, seule une poignée étaient des prisonniers politiques.
 
Aung San Suu Kyi, lauréate du prix Nobel de la paix 1991, a passé 13 des 19 dernières années en résidence surveillée, depuis que la junte militaire a refusé d'admettre sa victoire aux dernières élections organisées en Birmanie en 1990.