PROCHE-ORIENT - Un rapport de l'Etat hébreux précise que Tsahal a toujours respecté le droit international...
Dans un rapport publié ce jeudi, Israël admet avoir utilisé des munitions au phosphore blanc lors de l'offensive contre le Hamas dans la bande de Gaza au début de l'année. Plusieurs ONG accusaient Tsahal, l'armée de l'Etat hébreux, d'avoir fait usage de ces bombes incandescentes contre les civils. Amnesty International, dans un rapport publié début juillet, affirmait notamment qu'Israël avait tiré des obus au phosphore blanc «au dessus de zones à grande densité de population» provoquant de graves brûlures, parfois mortelles.
Israël explique pour sa part avoir développé une «réponse proportionnée» aux attaques du groupe islamiste et affirme que Tsahal a toujours respecté le droit international. Les armes au phosphore blanc n'auraient notamment pas été utilisées dans les zones d'habitations.
«Brûlures de la peau, spasmes et sérieuses difficultés respiratoires»
Un avis qui n'est pas partagé par tous. Le Centre palestinien pour les Droits de l'homme, une ONG basée à Ramallah relatait, mi-janvier, sur Rue89: «Au seizième jour de l'offensive israélienne, au moins une centaine de civils de la région de Khan Younis souffraient de brûlures de la peau, spasmes et sérieuses difficultés respiratoires imputables à ces bombes.» Les autorités israéliennes enquêtent par ailleurs sur plusieurs accusations d'«écarts et d'abus» qui auraient été commis par des soldats.
1.400 Palestiniens (selon les autorités palestiniennes), dont de nombreux civils, seraient morts dans le conflit, ainsi que 13 Israéliens.
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