AFRIQUE - Ils prônent un Etat islamique pur et se réclament des talibans...
Le groupe d'assaillants est essentiellement composé d'étudiants ayant abandonné leurs études. Leur leitmotiv: instaurer un Etat islamique pur
dans le nord du pays, où ils ont établi leur base, près de la frontière avec le Niger. Lors de sa création en janvier 2004, le mouvement comptait environ 200 jeunes musulmans extrémistes, dont des femmes. Depuis dimanche, ils se battent contre la police. Un dernier bilan, provisoire, fait état de 65 morts, mais ils pourraient être beaucoup plus nombreux.
Une nouvelle attaque a été menée ce lundi,
dans l'Etat de Kano (nord), devenant le quatrième à être touché par les violences meurtrières depuis dimanche, a-t-on appris de source policière. «Un nombre indéterminé de ces extrémistes a attaqué le poste de police» de Wudil, ville située à 30 km à l'est de Kano, capitale de l'Etat éponyme, a indiqué le porte-parole de la police de Kano, Baba Mohammed. Les assaillants ont blessé deux officiers de police «mais nos hommes les ont repoussés, en ont tué trois et arrêté 33», a-t-il poursuivi.
Une attaque planifiée
«Cinq policiers ont été tués, une station de police a été incendiée et 60 talibans ont été tués», dans les Etats de
Bauchi et de
Yobe, dans le nord-est du Nigeria, a indiqué l'inspecteur général intérimaire de la police Ogbonna Onovo, lors d'une conférence de presse à Abuja.
Des heurts ont éclaté dimanche matin à Bauchi, capitale de l'Etat éponyme, quand la police a déjoué une attaque planifiée par la secte Taliban contre un poste de police. Le précédent bilan communiqué dimanche par la police faisait état de 39 morts. Depuis, des cas de violences dans d'autres Etats du nord-est du Nigeria ont été rapportés.
Des victimes brûlées à vif ou décapitées
Ogbonna Onovo a indiqué que des membres de la secte se heurtaient désormais à la police dans l
'Etat de Borno (nord-est). Selon Shafiu Mohammed, un résident de Gamboru-Ngala, dans l'Etat de Borno, des hommes appartenant à la secte Taliban, dont le nombre n'est pas connu, ont pris d'assaut cette ville frontalière avec le Cameroun dimanche soir.
Ils ont «brûlé vif un officier des douanes et égorgé un ingénieur local qui travaillait à la construction d'un nouveau bâtiment des douanes», a déclaré le témoin. Ils ont également mis le feu à un poste de police, à des bâtiments des douanes ainsi qu'à une église, a poursuivi Shafiu Mohammed. Selon lui, les membres de cette secte sont repartis à 2 heures du matin après deux heures de violences. Lourdement armés, ils ont fait face à peu de résistance, a-t-il précisé.
MD (Avec agence)