Honduras: le président déchu Zelaya rentre brièvement au pays

1 contribution
Publié le 25 juillet 2009.

DIPLOMATIE - Il est resté moins d'une heure. Il est attendu à Washington mardi...

Le président déchu du Honduras Manuel Zelaya est rentré brièvement à pied dans son pays vendredi à la mi-journée, avant de refranchir dans l'autre sens la frontière avec le Nicaragua. Entouré d'une meute de partisans et de journalistes, le chef de l'Etat déchu a posé le pied sur le sol hondurien pour la première fois depuis son éviction par la force le 28 juin.

Il a demandé aux autorités de fait du Honduras, qui ont ordonné son arrestation pour trahison et corruption, de laisser passer ses «amis et proches pour que nous parlions ici».
 

«Imprudent», selon Washington
 

Un retour éclair jugé «imprudent» par Hillary Clinton. «Cela ne contribue pas à l'effort général engagé pour rétablir la démocratie et l'ordre constitutionnel au Honduras», estime la secrétaire d'Etat américaine. Zelaya est attendu à Washington mardi.

 


Parallèlement, le gouvernement de facto de Roberto Micheletti a annoncé ce vendredi la mise en place d’un couvre-feu à parti de midi (20h en France) dans les régions frontalières du Honduras. La mesure, annoncée à la radio et à la télévision 25 minutes avant son entrée en vigueur, doit durer jusqu’à samedi à 4h30 (12h30 en France).


De retour au Honduras avec sa femme, ses enfants et sans armes

 
Zelaya s'était mis en route de Managua jeudi, après l'échec d'ultimes négociations avec le gouvernement de facto au Costa Rica. Il avait précisé qu'il reviendrait au Honduras accompagné de sa femme et de ses enfants ainsi que de journalistes, et sans armes.

Plusieurs milliers de ses partisans ont afflué dans la région de El Paraiso, près de la frontière du Nicaragua, pour attendre son retour.

L'armée du Honduras a quant à elle fermé la route menant au poste-frontière de Las Manos. Elle interdit le passage à tout véhicule ainsi qu'aux piétons, afin d’en empêcher l'accès aux partisans de Manuel Zelaya.

Pas «un coup d'Etat»

Au pouvoir depuis janvier 2006, Manuel Zelaya avait été arrêté par les militaires le 28 juin dernier et expédié de force par avion au Costa Rica. Il tentait d'organiser une consultation populaire, déclarée illégale par la Cour suprême, sur la possibilité de briguer un deuxième mandat.

Les nouvelles autorités, non reconnues par la communauté internationale, martèlent que cette destitution n'est pas un «coup d'Etat», expliquant que l'armée ne faisait qu'exécuter les ordres du pouvoir judiciaire et qu'elle n'a pas pris le pouvoir.
E.L. avec agence
Mots-clés
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
Electromenager
849.99 €
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr