Réforme du système de santé américain: Obama essuie un contretemps

9 contributions
Publié le 24 juillet 2009.

ETATS-UNIS - Le Sénat ne se mettra pas d'accord avant les vacances...

On vous expliquait qu'Obama avait semblé laisser la porte ouverte pour plus de flexibilité sur son agenda pour la réforme de l'assurance maladie. L'éventualité d'un contretemps est devenue réalité jeudi, quand les dirigeants du Sénat ont dit ne pas en être en mesure de voter sur un texte avant le recess, les vacances parlementaires d'août.

 

Officiellement, on joue la carte du «reculer pour mieux sauter». «Je crois qu'il vaut mieux avoir un produit de qualité, mûrement réfléchi, plutôt que d'essayer de faire passer un brouillon», a expliqué Harry Reid, le dirigeant de la majorité démocrate au Sénat.

 

Dans la réalité, il subsiste de nombreux désaccords sur le financement de la réforme, y compris au sein de la famille démocrate. A la Chambre des représentants, les «Blue Dogs», ce groupe de démocrates «fiscalement conservateurs» refuse de faire un chèque en blanc. Jeudi, Rahm Emanuel, le chief of staff d'Obama, est allé leur rendre une petite visite. Vu la réputation de bad cop de «Rahmbo» (qui a servi de base au personnage de Josh Lyman dans The West Wing), il ne serait pas surprenant qu'il leur ait tordu un peu le bras.

 

Obama minimise

 

 

Obama avait donné aux deux chambres du Congrès jusqu'au vacances d'été pour voter chacune sur les versions initiales d'une réforme. Elles devaient tâcher ensuite de s'entendre sur un texte commun à leur retour en session.

 

Au cours d'une réunion publique dans l'Ohio jeudi, le président s'est employé à minimiser cette déconvenue. «Pas de problème. Je veux juste qu'on continue à travailler. Continuez à travailler», a-t-il dit à l'adresse des parlementaires. «Je veux qu'on ait fini d'ici à la fin de l'année, je veux qu'on ait fini d'ici à l'automne».

 

«Cela ne me pose pas de problème si j'ai l'impression qu'on travaille vraiment pour résoudre ces questions difficiles et qu'on veille à bien faire, mais je ne veux pas qu'on retarde les choses pour des raisons purement politiques», a-t-il dit.

Philippe Berry, avec AFP
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr