«L'Espresso» porte plainte contre Silvio Berlusconi

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Publié le 22 juillet 2009.

ITALIE - Le groupe de presse italien, à la tête d'une campagne contre le Premier ministre, porte plainte pour diffamation...

Nouvel épisode dans le bras de fer entre «l’Espresso» et le Cavaliere. Le groupe de presse italien (gauche) a annoncé mercredi qu’il portait plainte contre le Premier ministre italien pour diffamation. Ce dernier avait accusé «La Republicca», le quotidien du groupe, d’«attaques subversives» et appelé les industriels à interrompre leurs investissements publicitaires.

Dans la plainte déposée au tribunal de Milan, «l’Espresso» accuse aussi le Cavaliere d’«abus de fonction» et de violation des règles du marché. Le groupe précise avoir doublé sa plainte d’une action civile pour «concurrence déloyale et boycott».

Des extraits de conversation compromettants

Lundi, «l’Espresso» a publié les extraits sonores de conversations attribuées à Silvio Berlusconi et Patrizia d’Addario. Cette dernière est au cœur d’une affaire judiciaire sur des escort girls qui auraient passé la nuit au domicile du Cavaliere moyennant finances pour le compte d'un entrepreneur inculpé de corruption. Le Premier ministre italien n’est, lui, pas mis en cause dans cette affaire.

Le lendemain, l’hebdomadaire a récidivé en diffusant les extraits d’une conversation de la jeune femme avec cet entrepreneur, qui s’inquiète de savoir si Berlusconi utilise des préservatifs.

«Je ne suis pas un saint»

Ce mercredi, le Cavaliere s’est défendu en déclarant: «je ne suis pas un saint, vous l'avez compris, et j'espère que ceux de “La Repubblica” le comprennent aussi». «Nous laissons aux gens (qui viennent chez moi, ndlr) leur téléphone portable car, du moins quand je suis présent, des situations inélégantes ne peuvent pas se produire, parce que je suis une personne de bon goût, de culture et d'élégance», a-t-il ajouté lors d'une intervention devant la direction de son parti, le Parti du peuple de la liberté (PDL).

Le Premier ministre a par ailleurs affirmé, en s’appuyant sur un sondage publié mercredi par «Il Giornale» (quotidien de centre droit détenu par la famille Berlusconi) que près de 69% des Italiens lui faisaient confiance. Mais selon un sondage publié par «La Republicca», sa cote de confiance serait passée sous la barre des 50%, pour la première fois depuis sa réélection en 2008.

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