CRISE - A l'issue du prêche du partisan de l'opposant Mir Hossein Moussavi, des milliers de personnes sont descendues dans la rue...
De violentes répressions ont eu lieu aux abords de l'Université de Téhéran, où avait lieu le prêche de l'ancien président Rafsandjani, ce vendredi. Selon Afchine Alavi, un des porte-parole du Conseil national de la Résistance, joint par 20minutes.fr, des dizaines de milliers de personnes ont défilé dans les rues de Téhéran pendant et après le prêche. Dans un communiqué, le Conseil précise: «A 11h30 heure locale, les manifestants scandaient: "l'Iranien est prêt à mourir, mais n'accepte pas le déshonneur", "libérez les prisonniers politiques", … les forces de répression ont lancé des grenades lacrymogène et ont chargé sauvagement les manifestants.»
Pour Afchine Alavi, réfugié politique depuis une vingtaine d'années en France, et condamné à mort en Iran, dans la foule «il y a beaucoup de jeunes, des femmes, ce ne sont pas des habitués de la prière du vendredi». Ces défilés démontrent, selon lui, que la population est «très décidée. Les gens profitent de chaque occasion pour manifester.»
Ce vendredi, Akbar Hachémi Rafsandjani, soutien de l'opposant Moussavi, a estimé dans son prêche à l'université de Téhéran que la confiance des Iraniens avait «été perdue» lors de la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad et qu'elle devait être «regagnée». L'ancien président a réclamé la libération des manifestants emprisonnés.
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«Que devrions nous faire dans cette situation?», s'est interrogé Akbar Hachémi Rafsandjani, ajoutant disposer d'une solution débattue au sein de l'Assemblée des experts et du Conseil de discernement, deux institutions qu'il dirige.
«Retrouvez la confiance»
«Notre principale mission est de retrouver la confiance que le peuple accordait et qui, dans une certaine mesure, est perdue», a-t-il poursuivi.
Akbar Hachémi Rafsandjani, dont le prêche était diffusé par des médias iraniens, a alors appelé à la libération des manifestants encore emprisonnés: «Il n'est pas nécessaire que des gens soient emprisonnés. Nous ne devrions pas laisser nos ennemis nous blâmer et nous ridiculiser pour des détentions. Nous devrions nous tolérer mutuellement», a-t-il proclamé. C'est la première fois depuis plus de deux mois qu'Akbar Hachémi Rafsandjani, un des ennemis jurés du président Ahmadinejad, dirigeait la grande prière hebdomadaire.
Karoubi attaqué par des hommes en civil
Par ailleurs, des hommes en civil ont attaqué Mehdi Karoubi, candidat réformateur iranien battu à la présidentielle, au moment où il se rendait à la prière, a annoncé le site internet de son parti, Etemad Melli. «Lorsque mon père est descendu de la voiture à l'entrée de l'université (où se déroulait la prière), des hommes en civil l'ont attaqué et insulté et son turban est tombé. Ils ont tenu des propos insultants et outranciers à son égard», a déclaré son fils, Hossein Karoubi.
O.R. avec agence