ELECTION - Son fils, Ali, est le grand favori...
La Commission électorale gabonaise a proposé mercredi soir d'organiser le 30 août la présidentielle à tour unique qui doit désigner le successeur d'Omar Bongo, décédé début juin. Pour ce scrutin, son fils, Ali, choisi par le parti du défunt président pour représenter ses couleurs, partira favori.
Une fois le calendrier proposé par la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cénap) adopté, le dépôt des dossiers de candidature devrait avoir lieu du 17 au 22 juillet et le démarrage de la campagne électorale le 15 août à minuit, pour deux semaines.
Au pouvoir depuis 1967
La présidentielle anticipée fait suite au décès, annoncé le 8 juin, du président Omar Bongo Ondimba, qui était au pouvoir depuis 1967 et dont le mandat devait prendre fin en 2012.
Le bureau politique du Parti démocratique gabonais (PDG), ancien parti unique fondé par Omar Bongo, a annoncé avoir sélectionné, parmi dix prétendants à l'investiture, le fils du président défunt, Ali Ben Bongo Ondimba, 50 ans, actuel ministre de la Défense, pour être son candidat.
«C'est un choix arrêté aujourd'hui (mercredi) par le bureau politique, il reste à ce choix d'être confirmé par le congrès», instance suprême du parti, qui doit investir le candidat le 18 juillet, a déclaré à l'AFP Faustin Boukoubi, secrétaire général du PDG. «Tout le monde s'est levé, l'a ovationné. Pour le moment, il n'y a aucune contestation» de ce choix, a-t-il précisé plus tard dans la soirée.
«Tractations de couloirs»
La porte-parole du PDG, Angèle Ondo, a assuré dans un communiqué lu sur la chaîne publique RTG1qu'Ali Bongo a été choisi «par large consensus», à l'issue de travaux tenus «dans un climat de responsabilité, de sérénité et dans le respect de la liberté d'expression de chacun».
Parmi les autres «candidats à la candidature», figuraient l'actuel Premier ministre Jean Eyéghé Ndong, 63 ans, et l'actuel ministre des Mines et du Pétrole Casimir Oyé Mba, 67 ans. Tous trois sont considérés comme les mieux placés.
Dans son édition du week-end dernier, le quotidien semi-officiel «L'Union» avait fait état de «tractations de couloirs (...) pour tenter d'amener à la raison ceux qui s'opposent au choix de la hiérarchie», sans donner de nom. Depuis des mois, bien avant le décès d'Omar Bongo, plusieurs sources avaient prêté à Ali Bongo l'intention de succéder à son père, ce que l'intéressé n'avait jamais publiquement commenté.
Avec agence