La candidate d'Obama à la Cour suprême passe au grill du Sénat

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Publié le 14 juillet 2009.

ETATS-UNIS - Sonia Sotomayor a débuté son grand oral en jurant que sa philosophie était «d'être fidèle à la loi»...

«Au cours du dernier mois, de nombreux sénateurs m'ont questionné sur ma philosophie judiciaire. C'est simple: être fidèle à la loi», a-t-elle déclaré en ouverture devant la commission du Sénat. Durant les quatre prochains jours, ses membres auront pour tâche d'évaluer les réponses de Sonia Sotomayo. Le but: déterminer si elle est apte à occuper un des postes les plus exposés et enviés du système judiciaire américain: celui de juge à la Cour suprême, institution née en 1789 avec la Constitution des Etats-Unis, et dont le rôle est de garantir que les décisions de justice prises dans les 50 Etats de l'Union sont en accord avec la «Loi suprême» du pays.

 

>> A quoi sert et comment fonctionne la Cour suprême? Réponses ici

 

Sonia Sotomayor, la candidate du président Barack Obama à la Cour suprême, où elle pourrait devenir la première juge hispanique, a principalement dû expliquer une petite phrase tirée d'un long texte de 2002: «J'ose espérer qu'une sage latina, avec la richesse de son expérience, pourra arriver à certaines conclusions dont serait incapable un homme blanc qui n'a pas vécu sa vie».  Ce que n'avait pas manqué de relever un lobby judiciaire de droite.

 

Le sénateur démocrate Patrick Leahy, qui préside la commission, a ouvert les débats en brossant un portrait flatteur de Sonia Sotomayor, qualifiant de «véritable histoire américaine» son parcours, du Bronx à la prestigieuse université de Princeton pour arriver, très probablement, au pinacle: un siège à la Cour suprême des Etats-Unis.

 

Un blocage peu probable

 

Le chef des républicains de la commission judiciaire Jeff Sessions a, lui, estimé que si Sonia Sotomayor était confirmée, «un nouveau monde tout beau, tout neuf, s'ouvrirait à nous, dans lequel les mots sonnent creux et les juges ont la possibilité de ne voir que tel ou tel aspect des choses». Et de conclure: «Je ne voterai pas, et je pense qu'aucun sénateur ne devrait voter pour une personne nommée par un président qui estime acceptable qu'un juge laisse ses origines, son sexe, ses préjugés ou ses sympathies influencer d'une manière ou d'une autre les parties présentes dans un tribunal».

 

Malgré tout, l'opposition républicaine a peu de chances de lui faire barrage. Sur le papier, les démocrates détiennent 60 sièges au Sénat, soit la majorité nécessaire pour lui donner le feu vert. Sans compter qu'une opposition trop virulente passerait mal dans l'électorat hispanique, dont les républicains auront besoin s'ils veulent se refaire aux élections de mi-mandat fin 2010.

PB avec AFP
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