DIPLOMATIE - Ils ont eu un «bref» entretien téléphonique...
«C'était un entretien très bref qui a duré à peine quelques secondes. C'était en fait plus un contact téléphonique», a détaillé une source diplomatique. L'ambassadeur de France à Téhéran, Bernard Poletti, a néanmoins pu s’entretenir, ce mercredi, avec la
Française détenue en Iran pour espionnage, a indiqué une source diplomatique.
>> Retrouvez notre dossier sur la crise en Iran
L’arrestation de Clotilde Reiss, 23 ans, une lectrice en Français à l'université d'Ispahan (centre), a été rendue publique par Paris lundi. Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a plus tôt affirmé que l'ambassadeur «devrait pouvoir rendre visite aujourd'hui» ou «demain» à Clotilde Reiss arrêtée à l'aéroport de Téhéran alors qu'elle était sur le chemin du retour, via Beyrouth, après un séjour de cinq mois en Iran.
Accusée d’espionnage
Selon les autorités françaises, la jeune femme est accusée d'«espionnage» par les autorités iraniennes qui n'avaient toujours fait aucune déclaration mercredi sur le cas de cette lectrice détenue à la prison d'Evine à Téhéran.
Il est reproché à la jeune femme d'avoir pris des photos avec son téléphone portable de manifestations à Ispahan après la réélection contestée le 12 juin du président Mahmoud Ahmadinejad.
La jeune femme, initiée à la culture iranienne dès son plus jeune âge par une nourrice de ce pays, a ensuite étudié le farsi et s'est rendue en Iran à plusieurs reprises. Son entourage la dépeint comme une étudiante sérieuse et prudente. «Clotilde n'est pas politique», a affirmé son père Rémi Reiss. «Elle n'a pas d'engagement dans cette région, elle ne peut pas être considérée comme militante».
avec agence