En Chine, le Xinjiang est secoué depuis dimanche par des émeutes. Au moins 150 personnes ont été tuées et plus de 1 500 arrêtées. Un couvre-feu a été décrété, hier, à Urumqi. Décryptage.
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Le contexte Cette région du nord-ouest de la Chine compte plus de 8 millions de Ouïgours sur 20 millions d'habitants. Les Ouïgours sont des musulmans turcophones, dont certains sont accusés par Pékin de mener des actions indépendantistes violentes. Ils protestent, en fait, contre « les pressions politiques menées par la Chine et une domination de l'économie par les Hans [majoritaires en Chine] », selon l'historien Alain Roux.
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Un puzzle ethnique Le Xinjiang compte près de 47 ethnies, parmi lesquelles les Hans, sont passés de 6 à 40 % de la population avec la politique de développement et de sinisation développée par Pékin depuis les années 1990.
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Vélléités d'indépendance Annexée à l'Empire chinois en 1884, cette région, aujourd'hui autonome, a manifesté des velléités d'indépendance avant même la création de la République populaire, en 1949. « Mais elle a été mal rattachée à la Chine. Comme au Tibet, il y a un malaise entre Chinois et habitants originaires de la région », explique Alain Roux.
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L'excuse de la lutte antiterroriste Depuis les attentats du 11 septembre 2001, Pékin a pris le prétexte de la lutte antiterroriste pour renforcer la répression.
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Censure La Chine a, par ailleurs, annoncé avoir coupé partiellement l'accès à Internet à Urumqi. Des groupes de défense des droits de l'homme estiment que Pékin cherche à taire les événements du Xinjiang, les Hans souhaitant se venger. Des centaines d'entre eux, armés de chaînes, de barres de fer ou de bâtons, sont descendus, hier, dans les rues d'Urumqi. W