INTERVIEW - Idi Nadhoim, est vice-président comorien chargé des transports...
Comment réagissez-vous aux critiques de la compagnie Yemenia et de l’aéroport de Moroni ?
J’admets les critiques concernant Yemenia. Je m’étais rendu au Yemen pour demander à améliorer le service et l’accueil des Comoriens à Sanaa. Mais il ne faut pas confondre l’état de l’avion et l’accueil. Yemenia dessert notre pays depuis 13 ans. C’est la première fois qu’il y a un accident avec elle. L’aviation civile internationale mène une enquête. Attendons les conclusions. Quant à notre aéroport, il a été audité et certifié. Vous n’avez rien à reprocher à l’aéroport de Moroni !
>> A lire également: «Bahia, 13 ans, rescapée», c'est ici.
L’avion était interdit de navigation sur le territoire européen…
Pourquoi la France ne nous a-t-elle pas prévenus? Elle aurait dû le faire ! L’avion était interdit pour les Français de Bourgogne, de Provence… Là il s’agit de gens qui s’appellent Aboudou, Ali, mais ils sont français comme vous !
Y a-t-il une aide financière prévue pour indemniser les victimes ?
L’Etat n’a pas les moyens d’aider financièrement les victimes. On partage le drame qu’elles traversent avec elles. On essaie de retrouver les corps, on a mobilisé tout ce qui est mobilisable dans le pays. Des experts français et américains sont arrivés. Le drame ne sera jamais réparé par une aide financière. Maintenant nous prions, nous nous remettons à Dieu, c’est le plus important.
Propos recueillis par Faustine Vincent, à Moroni