CATASTROPHE - Une jeune fille de 14 ans a échappé à la mort, mais la communauté comorienne est en colère...
Elle a 14 ans, et elle est ce mardi soir la seule survivante du
crash de l'Airbus A310 de la compagnie Yemenia qui reliait Sanaa, au Yémen, à Moroni, aux Comores. A bord de l'appareil, 153 personnes, dont 11 membres d'équipage et 66 Français. Parmi elles, de nombreuses familles comoriennes rentrant au pays pour les vacances en provenance notamment de Roissy et de Marseille.
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Hospitalisée à l'hôpital El Maarouf, «son état n'est pas inquiétant» selon la porte-parole du Croissant Rouge des Comores. Un miracle, qui n'élude pas les nombreuses questions soulevées par la communauté comorienne
qui estime qu'on les fait voyager «dans des avions poubelles», comme l'a déploré Farid Soilihi, président de l'association «SOS voyages aux Comores». En cause, l'état de l'Airbus dans lequel les passagers ont dû monter à Sanaa.
Un avion «exclu» du territoire français
Car c'est un A330-200 qui a décollé de Roissy puis de Marseille, après escale. Mais au Yemen, c'est dans un A310-300 qu'ils embarquent.
Un appareil qui avait été «exclu» du sol français «il y a quelques années (...) parce que nous estimions qu'il présentait un certain nombre d'irrégularités dans ses équipements», selon le secrétaire d'Etat français aux Transports, Dominique Bussereau.
«Est-ce qu'on peut emmener dans des conditions normales des passagers à partir du territoire français et ensuite les mettre dans un avion qui n'assurerait pas la sécurité ?», s'est-il interrogé. Mais la DGAC a affirmé à 20minutes.fr que le contrôle inopiné effectué par ses inspecteurs en 2007, n'était pas rédhibitoire, sinon l'avion serait resté au sol. L'appareil «n'était pas satisfaisant, mais il n'y avait pas de problème de sécurité.»
Vers une liste noire mondiale
Reste le problème de la compagnie Yemenia, qui a évité de justesse d'être inscrite par l'UE sur
sa liste noire recensant les 200 compagnies dangereuses. Bien qu'elle n'ait pas été impliquée dans des incidents aériens majeurs ces dernières années, la Commission ayant décelé en juillet 2008 des «manquements» à certaines normes de sécurité. Mais Yemenia, après un délai supplémentaire, s'était mis en conformité in extremis.
Ce drame relance le souhait de Bruxelles de mettre en place des normes de sécurité mondiales pour le transport aérien. «Nous avons une liste noire, mais cette liste noire est seulement valable en Europe. En dehors de l'Europe, c'est seulement une indication», a précisé le commissaire européen aux Transports, Antonio Tajani. Ce mardi soir, il a annoncé qu'il allait évaluer les besoins des compagnies non européennes.
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J.M. avec agence