L'Iran a procédé hier à un recomptage partiel des voix, prises « au hasard », de l'élection présidentielle. Les résultats confirment la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad. Boudée par les candidats contestataires, cette opération était censée mettre un terme aux accusations de fraudes lors du scrutin du 12 juin. Avant l'annonce du résultat, d'importants contingents de policiers et de miliciens du bassidj avaient été déployés sur la grande place Vanak de Téhéran, selon des témoins. Parallèlement, l'Iran a libéré cinq des neufs employés locaux de l'ambassade de Grande-Bretagne et assuré qu'il ne souhaitait pas réduire ses relations diplomatiques avec les Occidentaux. Le Premier ministre britanique, Gordon Brown, appelle l'Iran à libérer leurs quatre collègues, jugeant leur maintien en détention « inacceptable » et « injustifiable ». Le régime iranien affirme que les troubles ont été organisés par l'Occident, principalement par la Grande-Bretagne. W