Le président du Honduras déchu a déclaré qu'il reviendra dans son pays jeudi

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Publié le 30 juin 2009.

COUP D'ETAT - Des affrontements ont opposé les partisans du chef d'Etat à des soldats...

Le président hondurien déchu Manuel Zelaya a déclaré depuis Managua qu'il reviendrait dans son pays jeudi après une escale à New York ce mardi pour défendre sa cause devant l'Assemblée générale des Nations unies. «Je vais à Tegucigalpa jeudi. J'y vais comme président élu, j'effectuerai mon mandat de quatre années», a ajouté M. Zelaya lundi devant les responsables du Groupe de Rio réunis dans la capitale nicaraguayenne. Il a aussi indiqué qu'il se rendrait à Washington mercredi.

Échauffourées

Au même moment, Les affrontements ont opposé les partisans du chef d'Etat, renversé lors d'un coup d'Etat dimanche, à des soldats qui gardaient l'accès au palais présidentiel à Tegucigalpa. «Il y a des troubles. La police est en train de le réprimer. On entend des coups de feu. Il y a plusieurs blessés», a rapporté le photographe de l'AFP.

 

Les échauffourées ont commencé lorsque des soldats ont tenté de déloger des centaines de manifestants, qui s'étaient rassemblés devant l'édifice présidentielle, où ils ont édifié des barricades. Les forces de l'ordre ont tiré des gaz lacrymogène sur les partisans du président déchu qui ont riposté par des jets de pierre, selon le photographe. Il a comparé la scène à un «champ de bataille».

 

>> L'interview d'un expert, c'est ici

 

Des dizaines de jeunes au visage masqué, armés de barre de fer et de bâton, s'étaient réunis dès l'aube devant le palais présidentiel, pour exiger le retour au pouvoir de Manuel Zelaya. Expulsé et arrivé au Nicaragua lundi, il devrait s'exprimer devant l'Assemblée générale des Nations unies mardi. Il a annoncé qu'il rentrerait jeudi au Honduras.

 

Lors des incidents, des manifestants ont saccagé plusieurs commerces dans le secteur. «Ils ont cassé les vitre et ont tout détruit», a indiqué à l'AFP le gérant d'un restaurant.

Condamnation unanime

 

Manuel Zelaya, un dirigeant de gauche au pouvoir depuis 2006, a été expulsé par l'armée dimanche après avoir tenté d'organiser une consultation populaire ouvrant la voie à une possible réélection, un scrutin jugé illégal par la Cour suprême.

 

Malgré la condamnation unanime de la communauté internationale, le président du Congrès, Roberto Micheletti, a été désigné comme chef d'Etat par intérim jusqu'en janvier 2011, date de la prise de fonction du nouveau président après les élections de novembre.

 


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