Saad Hariri marche sur les pas de son père. Trois semaines après la victoire aux législatives de la majorité antisyrienne (l'Alliance du 14 Mars, soutenue par l'Occident), il a été désigné Premier ministre et chargé samedi de former un gouvernement par le président, Michel Sleimane. Samedi, il s'est engagé à rassembler les forces libanaises rivales, y compris le mouvement islamiste Hezbollah, soutenu par la Syrie, dans un cabinet d'union nationale « harmonieux et opérationnel ».
Néanmoins, sa nomination ne semble pas faire l'unanimité à Beyrouth. Hier soir, une femme a été tuée par une balle perdue au cours d'affrontements qui ont opposé des partisans du mouvement chiite Amal et ceux de l'Alliance dans l'ouest de la capitale, selon un responsable du parti de Saad Hariri.
En février 2005, son père, le Premier ministre libanais Rafic Hariri, avait été assassiné dans un attentat à Beyrouth, entraînant le soulèvement du pays contre la Syrie. W