Le prochain Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu présente mardi à l'investiture du Parlement un gouvernement fortement ancré à droite, qui suscite l'inquiétude pour la poursuite du processus de paix avec les Palestiniens.
Le prochain Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu présente mardi à l'investiture du Parlement un gouvernement fortement ancré à droite, qui suscite l'inquiétude pour la poursuite du processus de paix avec les Palestiniens. - Menahem Kahana AFP

J.M. avec agence

Le «gel total» de la colonisation en Cisjordanie. Comme Barack Obama avant lui, Nicolas Sarkozy a fait part de cette exigence à Benjamin Netanyahu lors de leur entretien, ce mercredi à Paris. Et comme Barack Obama avant lui, c'est à un refus net de la part du Premier ministre israélien que Nicolas Sarkozy s'est heurté.

«Nous nous sommes engagés - et je le répète ici - à ne pas construire de nouvelles colonies et à ne pas essayer de grappiller plus de terres pour la construction de telles colonies», a répété Benjamin Netanyahu. «Mais les Israéliens qui vivent dans ces colonies ont besoin de vivre décemment», a-t-il ajouté, indiquant que son gouvernement entend poursuivre la construction dans les colonies existantes sous motif «d'expansion naturelle».

La rencontre avec l'émissaire américain reportée

Nicolas Sarkozy s'est déclaré par ailleurs prêt à «toute initiative utile pour aider» à la libération du franco-israélien Gilad Shalit, otage à Gaza depuis trois ans. La situation du jeune homme «est tout à fait inacceptable», s'est indigné en écho le premier ministre israélien à l'issue de l'entrevue.

Benjamin Netanyahu rencontrera jeudi son homologue François Fillon, avant de regagner Israël. Son entrevue avec l'émissaire américain pour le Proche-Orient George Mitchell a en revanche été annulée. Un geste d'humeur de Washington, selon la presse israélienne.

«J'ai demandé le report de la rencontre» car «j'ai pensé qu'il fallait éclaircir quelques sujets», a affirmé de son côté le Premier ministre israélien. Il a ajouté que son ministre de la Défense Ehud Barak serait à Washington «lundi», laissant ainsi entendre que ce dernier pourrait y rencontrer George Mitchell.