« Des foutaises et des ordures. » La réaction de Silvio Berlusconi est à la mesure du nouveau scandale. Après les accusations de sa femme concernant ses relations avec des jeunes filles mineures, le chef du gouvernement italien se retrouve mêlé à un réseau de prostitution. Selon la presse italienne, ce sont des écoutes téléphoniques menées lors d'une enquête pour corruption concernant Giampaolo Tarantini, un chef d'entreprise proche du Cavaliere, qui ont permis de révéler ce nouveau scandale.
Tarantini est soupçonné d'avoir payé des « escort-girls » pour qu'elles passent la nuit chez le chef du gouvernement italien. Dans une interview parue jeudi dans le quotidien conservateur Il Corriere della Sera, une femme a affirmé avoir été payé une première fois 1 000 euros, puis 2 000 euros par Tarantini pour participer à deux fêtes données par Silvio Berlusconi. Patrizia D'Addario affirme même que le « Cavaliere » l'aurait inscrite sur la listes des candidats aux élections locales du 6 juin dernier. Pire, elle aurait enregistré leurs conversations et a déclaré avoir remis les documents sonores aux magistrats en charge de l'affaire.
Selon la presse, trois autres jeunes femmes ont témoigné devant le parquet de Bari (région des Pouilles). « L'enquête ne concerne pas le chef du gouvernement, a réagi Niccolo Ghedini, l'avocat du Cavaliere. Si je veux faire bonne impression à Silvio Berlusconi et que je me présente chez lui avec une belle accompagnatrice que j'ai payée, il ne peut pas le savoir », a-t-il argumenté.
Selon Marc Lazar, historien spécialiste de l'Italie, « Berlusconi est indéniablement affaibli par ces révélations. Mais ce qui est terrible, c'est que l'image de l'Italie se dégrade sur la scène internationale. » La réunion du G8, prévue du 8 au 10 juillet en Italie, risque de ne pas être le moment de triomphe que Berlusconi espérait. W