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Vêtus de noir, une fleur blanche à la main, les manifestants ont défilé en silence jeudi, dans les rues de la capitale iranienne. A leurs côtés, le candidat malheureux Mir Hossein Moussavi. La mobilisation ne faiblit pas, malgré la répression et les arrestations qui se multiplient. Dans une tribune publiée par le journal en ligne américain «Huffington Post», la lauréate iranienne du prix Nobel de la Paix Shirin Ebadi a appelé à l'annulation de la présidentielle et à l'organisation de nouvelles élections. Le Conseil des gardiens de la Constitution, qui examine les contestations, doit rendre au plus tard dimanche un avis sur un nouveau comptage.
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17h29: Karoubi redemande l'annulation de l'élection
Le candidat réformateur à la présidentielle iranienne, Mehdi Karoubi, a demandé sur son site Internet l'annulation du scrutin, malgré le discours du guide suprême iranien qui a approuvé les résultats de l'élection.
17h24: Amnesty International revoit son bilan à la baisse et parle de dix morts
L'organisation de défense des droits de l'homme revoit à la baisse son bilan des personnes tuées et évoque maintenant «jusqu'à dix» morts.
17h18: Le ministère des Affaires étrangères réagit aux propos de l'ayatollah
Les propos tenus par le guide suprême iranien Ali Khamenei dans son prêche vendredi étaient «inacceptables», a fait savoir le ministère britannique des Affaires étrangères au chargé d'affaires iranien qu'il a convoqué à Londres.
16h28: Réaction d'Amnesty International face au discours d'Ali Khamenei
«Si un nombre important de personnes descendent dans la rue pour manifester dans les jours à venir, nous craignons qu'ils ne fassent l'objet d'arrestations arbitraires et subissent un usage excessif de la force, comme cela a été le cas ces derniers jours», a souligné l'organisation de défense des droits de l'homme.
15h20: Amnesty International annonce 15 morts à Téhéran depuis le début des manifestations
Quinze personnes ont été tuées depuis le début des manifestations de l'opposition à Téhéran, qui ont suivi la présidentielle contestée en Iran, annonce l'organisation des droits de l'homme Amnesty International depuis son siège à Londres.
15h08: Le mouvement pro-Moussavi décide d'annuler sa manifestation à l'Université où l'ayatollah tient son discours
Les partisans de Moussavi ont annulé pour la première fois depuis le début de leur mouvement une manifestation prévue à l'Université où l'ayatollah Ali Khamenei s'exprime. Ils ont prévu de descendre de nouveau samedi dans la rue, mais les autorités ont interdit ce nouveau rassemblement.
14h54: Le guide suprème iranien tient des propos contre la Grande-Bretagne
Ali Khamenei déclare que les pays occidentaux «ont montré leur vrai visage, en premier lieu le gouvernement britannique», alors que la foule criait «à bas la Grande-Bretagne». Ce à quoi le Premier ministre britanique Gordon Brown a répondu «le monde entier regarde l'Iran» et pas seulement le Royaume-Uni qui «continuera à s'exprimer» en cas d'atteintes aux droits de l'Homme. Le ministère des Affaires étrangères britanique a immédiatement convoqué l'ambassadeur d'Iran en signe de protestation.
14h40: Ne pas tirer sur le peuple
L'avocate iranienne Shirin Ebadi, Prix Nobel de la paix, a appelé vendredi à Genève «la communauté internationale à empêcher (le gouvernement iranien) de tirer sur le peuple». L'ayatollah Ali Khameini, guide suprême iranien, a mis en garde vendredi les leaders de l'opposition qui, a-t-il dit, «s'ils agissent de façon extrémiste (...) seront responsables du sang, de la violence et du chaos». Shirin Ebadi a rencontré à Genève la Haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Navi Pillay ainsi que plusieurs ambassadeurs auprès des Nations Unies. Elle a souligné que «les Iraniens sont las de toute violence; le peuple iranien lui-même n'entreprendra pas des actes violents». «C'est la manifestation pacifique (des opposants) qui s'est heurtée à la violence du gouvernement», a rappelé l'avocate, qui s'exprimait en persan et dont les propos étaient traduits en français.
14h23: Nicolas Sarkozy s'adresse aux dirigeants iraniens
Le Président français Nicolas Sarkozy a appelé vendredi les dirigeants iraniens à «ne pas commettre l'irréparable», après les déclaration du guide suprême Ali Khamenei exigeant l'arrêt des manifestations.
13h33: Les dirigeants de l'Union européenne contredisent le guide suprème iranien
Les dirigeants de l'UE appellent Téhéran à laisser le peuple d'Iran «se rassembler et s'exprimer pacifiquement», alors que le guide suprême iranien Ali Khamenei vient d'exiger la fin des manifestations contre l'élection controversée du président Mahmoud Ahmadinejad.
12h21: Le guide suprème iranien réfute la possibilité d'une tricherie sur l'élection présidentielle
«Les mécanismes de notre pays ne permettent pas de tricher avec une marge de 11 millions (celle séparant M. Ahmadinejad de son principal rival Mir Hossein Moussavi). Comment peut-on tricher avec une marge de 11 millions?», s'est interrogé Ali Khamenei.
12h05: L'ayatollah s'adresse aux partisans de Mir Hossein Moussavi
Le guide suprème iranien déclare, à l'attention des opposants du président
Mahmoud Ahmadinejad: «les responsables politiques qui ont une influence sur le peuple devraient faire très attention à leur comportement, s'ils agissent de façon extrémiste, cet extrémisme atteindra un point de non retour (...) ils seront responsables du sang, de la violence et du chaos».
11h49: L'ayatollah menace
Ali Khamenei a averti que, si «certains choisissent une autre voie que de participer à la fête de l'élection», il serait dans l'obligation d'intervenir pour les dénoncer devant le peuple.
11h39: Le guide suprème iranien dénonce
Ali Khamenei dénonce l'attitude des Occidentaux sur le scrutin présidentiel et exige la fin des manifestations à l'encontre du président élu Mahmoud Ahmadinejad. Il déclare qu'il «ne cèdera pas à la rue».
11h24: Le guide suprème confirme l'élection du président Mahmoud Ahmadinejad
Ali Khamenei confirme: «le président (Ahmadinejad) élu avec 24 millions de voix» et rejette la possibilité d'une victoire du président grace à la fraude. Cependant il estime que tout doute sur les résultats doit être examiné légalement.
11h02: Le guide suprême iranien s'exprime
Ali Khamenei a déclaré vendredi que «le peuple a choisi celui qu'il voulait» comme président de l'Iran, alors que la réélection de Mahmoud Ahmadinejad est contestée. Dans un prêche à l'Université de Téhéran, il ajoute «l'élection a témoigné de la confiance du peuple dans le régime» islamique, grâce à une participation exceptionnelle de 85% au scrutin du 12 juin.
10h40: L'ONU s'inquiète: le nombre d'arrestations augmentente encore
La Haut commissaire de l'ONU pour les droits de l'homme Navi Pillay s'inquiète du «nombre croissant d'arrestations, peut-être menées en dehors du cadre légal» en Iran, a-t-elle déclaré dans un communiqué ce matin. Elle ajoute également qu'elle est préocupée par «la possibilité de recours excessif à la force et d'actes de violence par des membres de milices à la suite des élections présidentielles».
8h30: Les pro-Moussavi annuleraient leur manifestation
Les partisans de Mir Hossein Moussavi, qui avaient prévu de se rendre à l'Université pour une nouvelle manifestation, se seraient donné le mot pour annuler le mouvement. Des consignes circulant sur internet et par e-mail enjoignent à ne pas se réunir dans Téhéran.
7h00: Le prêche du guide suprême très attendu
L'ayatollah Ali Khamenei conduira la prière du vendredi à Téhéran. Un prêche très attendu auquel la très redoutée milice Bassidj, dévouée à la cause du président Ahmadinejad, a appelé ses membres à assister. Le prêche de la prière du vendredi donne d'ordinaire la ligne politique sur un évènement donné, a fortiori s'il est prononcé par le guide suprême au moment où le pouvoir fait face à la plus importante contestation populaire depuis la révolution islamique en 1979.
20minutes.fr