BELGIQUE - Kimberley prétend que son tatoueur a profité de son sommeil pour lui tatouer 56 étoiles sur le visage, une version peu crédible que l'intéressé dément...
Elle a des étoiles plein la tête, mais c'est loin d'être un conte de fées. Plutôt un différend ubuesque, entre Kimberley Vlaeminck, jeune belge de 18 ans, et Rouslan Toumaniantz, qu'elle accuse de lui avoir tatoué 56 étoiles sur le visage au lieu des 3 qu'elle lui avait demandées. Elle se serait paisiblement endormie dans le fauteuil du salon du tatoueur…
Douleur, bruit et vibrations
«Quand il a commencé à me tatouer, je n'ai pas ressenti de douleur et je me suis endormie. Je m'étais levée à cinq heures du matin et j'avais déjà travaillé une demi-journée», explique la jeune femme de ménage évoquant les faits qui se sont déroulés dimanche au studio Tattoo Box de Courtrai. Difficile à avaler pour quiconque a déjà eu affaire à une piqueuse. «Entre la douleur, le bruit de la machine et les vibrations sur les os du visage, franchement, j'imagine mal qu'on puisse s'endormir», confirme à 20minutes.fr Steph, tatoueur dans le studio du célèbre Dimitri.
La version de la jeune femme est d'ailleurs contestée par Rouslan Toumaniantz. «Elle était tout le temps éveillée, je ne l'ai pas hypnotisée ou droguée, elle était d'accord. Jamais je n'aurais pu lui tatouer autant d'étoiles contre sa volonté», a expliqué le tatoueur au site belge de RTL Info. Selon lui, «les problèmes ont commencé quand son père et son ami ont vu les tatouages».
«Un tatouage réussi, c’est un tatouage assumé»
«Je refuse catégoriquement de tatouer le visage, souligne Steph. Et puis comme premier tatouage sur un adolescent de 18 ans, c'est pas sérieux». Même s'il doute de la version de la cliente, il estime que son confrère n'aurait pas dû accéder à sa demande. «Aller chercher son pain, son môme à l’école ou chercher du boulot avec le visage tatoué, c'est un handicap», assure le tatoueur yvelinois. Pour lui, «on doit savoir refuser. Un tatouage réussi, c’est un tatouage assumé». >>> Pour éviter ce genre de soucis, jetez un petit coup d'oeil aux 10 règles d'or à respecter avant de se faire tatouer, par ici
«Avant de tatouer, on dessine le modèle sur papier, on le transfère sur la peau, ou on le dessine directement sur le corps et on demande si ça convient, on part pas en live comme ça», explique Steph. Un point qui pourrait être le nœud de l'histoire. Sur le forum tattoorama, un message reprend l'histoire par le menu. Contacté par 20minutes.fr, Rouslan a confirmé être l'auteur du récit.
Il raconte avoir dessiné «quelques étoiles sur un stencil, de tailles variées» avant d'en coller «partout, de l'oreille au front, menton, nez» sur la peau de Kimberley. Il assure que cette dernière a bien demandé à se faire tatouer tout le visage, y compris le nez et le menton, après une hésitation. Il prétend même que le père de la jeune fille a beaucoup insisté pour qu'il la tatoue, avant de partir boire une ou deux bières.
«Je n'ai pas vocation à avoir ma tronche dans les journaux»
A son retour, possiblement éméché, il aurait manifesté de la surprise devant le nombre d'étoiles avant de repartir avec sa fille. Ce n'est qu'au bout d'une heure que la police est venue frapper à la porte du studio de tatouage. «Le Procureur du Roi a estimé qu'il n'y avait pas eu de manquement à la loi», explique le tatoueur dans son message.
«Voilà une histoire qui va faire couler beaucoup d’encre et faire de la mauvaise pub au tatouage», se désole Steph. Rouslan ne dit pas autre chose à 20minutes.fr. «Je n'ai pas vocation à avoir ma tronche dans les journaux, même si je sais bien qu'elle est bankable», assure-t-il. Il annonce même qu'il compte «prendre contact avec un avocat pour attaquer en diffamation». Que Kimberley se rassure, le tatoueur n'en a pas après elle, c'est la presse qui est dans son viseur.
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