Quand les médias font défaut, Internet prend le relais. Les journalistes
étrangers ayant eu hier l'interdiction de couvrir les manifestations « illégales », les Iraniens se sont rués sur Twitter pour donner des informations et appeler à la résistance. Malgré les efforts de Téhéran pour couper l'accès à Internet, les messages se sont multipliés sur la plate-forme de microblogging. « Tout le monde essaie de filmer autant que possible sur les téléphones portables. Ce sont les yeux du monde », écrit un internaute sous le pseudo « Kingofswingers ». « Ils arrêtent en ce moment des militants des droits de l'homme. Où sont les observateurs de l'ONU ? », s'inquiète un autre. Un troisième témoin, « Morcylch », raconte que « les bassidjis [milice islamique] tirent sur ceux qui tentent d'aller manifester » et conseille : « Avancez groupés, utilisez les allées de derrière ». Tous s'entraident, se refilant des astuces pour contourner les blocages d'Internet, et esquisser ce qui ressemble fort à une cyber-révolution. W
F. V.
http://iran.twazzup.com/