Un Etat palestinien d'accord, mais «démilitarisé»

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Publié le 14 juin 2009.

PROCHE-ORIENT - Le Premier ministre israélien a prononcé un discours en ce sens ce dimanche soir...

Benjamin Netanyahu a appelé ce dimanche soir les Palestiniens à une reprise immédiate des pourparlers sans conditions préalables, dans un discours de politique étrangère à l'université Bar Ilan, près de Tel-Aviv. Le Premier ministre israélien, soumis à de fortes pressions internationales, a accepté pour la première fois le principe d'un Etat palestinien qui reconnaîtrait Israël comme l'Etat du peuple juif.

«A chacun a son drapeau, à chacun son hymne (...) Le territoire alloué aux Palestiniens sera sans armée, sans contrôle de l'espace aérien, sans entrée d'armes, sans la possibilité de nouer des alliances avec l'Iran ou le Hezbollah», a-t-il ajouté

Une réponse à Barack Obama

En prononçant ce discours, Benjamin Netanyahu répondait à celui de Barack Obama, en réconciliation avec le monde musulman, prononcé le 4 juin au Caire par Barack Obama, qui a pressé l'Etat hébreu d'endosser le principe de «deux Etats pour deux peuples» et appelé à un gel total de la construction dans les colonies de Cisjordanie, où vivent plus de 280.000 Israéliens. Le président américain a d'ailleurs salué ce dimanche «l'important pas en avant» d'Israël.

Mais Benjamin Netanyahu a exclu ce dimanche un gel de la colonisation dans les Territoires palestiniens occupés. «Je ne souhaite pas faire construire de nouvelles colonies ou confisquer des terres à cette fin mais il faut permettre aux habitants des implantations de vivre normalement», a-t-il affirmé, excluant ainsi l'arrêt de la construction dans les colonies existantes pour répondre aux besoins de la «croissance naturelle».

Le Premier ministre israélien a par ailleurs exclu un retour des réfugiés palestiniens en Israël, affirmant que leur problème doit être résolu «hors des frontières» de l'Etat hébreu.

L'Autorité palestinienne l'accuse de «torpiller les efforts de paix»

L'Autorité palestinienne a immédiatement accusé Benjamin Netanyahu de «torpiller» tous les efforts de paix. Le 27 avril, Mahmoud Abbas avait refusé de reconnaître Israël en tant qu'Etat du peuple juif. «Etat juif, c'est quoi ça? Vous pouvez vous faire appeler comme ça vous plaît, mais moi je ne l'accepte pas et je le dis publiquement», avait alors déclaré le président palestinien dans une allocution à Ramallah, en Cisjordanie.

Le mouvement islamiste palestinien Hamas, qui contrôle Gaza, a pour sa part dénoncé dimanche l'idéologie «raciste et extrémiste» du Premier ministre israélien.
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