La communauté internationale préoccupée après la présidentielle en Iran

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Publié le 15 juin 2009.

REACTIONS - Les Etats-Unis, l'UE et la France ont accueilli avec réserve l'annonce de la réélection de Mahmoud Ahmadinejad...

La Maison Blanche a affirmé samedi suivre de près l'évolution de la situation en Iran au lendemain de la présidentielle, et se pencher en particulier sur les accusations d'irrégularités portées contre la victoire annoncée de Mahmoud Ahmadinejad.

«Comme le reste du monde, nous sommes impressionnés par le débat vigoureux et par l'enthousiasme que cette élection a générés, en particulier chez les jeunes Iraniens», a affirmé le porte-parole du président Barack Obama, Robert Gibbs, dans un bref communiqué.

«De vrais doutes» sur la victoire d’Ahmadinejad

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, en visite au Canada samedi, a quant à elle prudemment réagi en exprimant l'espoir que le résultat «reflète bien la véritable volonté et le désir du peuple iranien».

Le vice-président américain, Joe Biden, est allé plus loin ce dimanche, estimant qu’il existait «de vrais doutes» sur la victoire du président sortant, «vu la façon dont ils répriment la liberté d'expression, la façon dont ils répriment la foule, et la manière dont les gens sont traités». Toutefois, «nous n'avons pas assez de faits pour établir un jugement définitif" et "nous devons attendre de voir», a-t-il tempéré.

L’UE et la France «préoccupées»

Par la voix de la présidence tchèque, l’Union européenne s’est dit également «préoccupée» par les «irrégularités présumées» au cours du scrutin, et les «violences» qui ont suivi. Elle indique par ailleurs «espérer que le résultat de l'élection présidentielle donnera l'occasion de rétablir le dialogue sur la question nucléaire et de clarifier la position iranienne à cet égard».

Quant à la France, elle a affirmé samedi «prendre note» de la réélection de Mahmoud Ahmadinejad mais aussi de la «contestation» des résultats par deux de ses adversaires. Bernard Kouchner, a estimé ce dimanche qu'il n'y aurait «pas de solution dans la brutalité et dans le développement d'activités militaires sans fin» en Iran.

«Un fait politique majeur»

«Nous sommes très préoccupés parce qu'il y avait un dialogue qui s'ouvrait» entre les différentes composantes politiques iraniennes et «je regrette qu'au contraire de l'ouverture il y ait eu une réaction un peu brutale», a déclaré le ministre des Affaires étrangères lors d'un point de presse.

Henri Guaino, conseiller spécial de l'Elysée, a confirmé ce dimanche lors du Grand rendez-vous (Europe 1-Le Parisien/Aujourd'hui en France), que «ce qui se passe en Iran n'est évidemment une bonne nouvelle pour personne, ni pour les Iraniens, ni pour la stabilité et la paix du monde». «Nous sommes en face d'un fait politique majeur», a-t-il ajouté, soulignant qu’«Ahmadinejad est là, avec ses excès, avec ses outrances et cela ne simplifie pas la tâche de tous ceux qui dans le monde veulent prendre en considération l'Iran, veulent le respecter et dialoguer avec lui».
C. F. (avec agence)
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