Seize corps des victimes du crash du vol AF 477 ont été retrouvés dans l’Atlantique. La plupart d’entre eux, tout comme les débris de l’avion, ont été recueillis dans un lieu situé à environ 1.150 km de la ville de Recife, sur la côte nord-est du Brésil. Selon un porte-parole de l’armée brésilienne, neuf corps ont été recueillis par la frégate brésilienne Constitucao et huit par la frégate française Ventôse. Quatre sont des corps de femmes, quatre d’hommes, les autres ne sont pas encore identifiables. Les dépouilles arriveront mardi sur l'archipel de Fernando de Noronha, où elles seront examinéss par une équipe de huit experts de la police.
Commencera alors le long travail d’identification des victimes. C’est la section de recherche de la gendarmerie des Transports aériens, en charge de l’enquête judiciaire, qui s’en occupera. «L’enquête est divisée entre trois groupes de travail, chacun ayant en charge une mission et un objectif précis», explique Pierre Bouquin, lieutenant-colonel et chef du bureau de presse du Service d'informations et de relations publiques des armées (SIRPA).
Une première équipe travaille sur les documents pouvant apporter une explication sur les causes du drame. Une deuxième vient d’entrer en action. Actuellement basée au Cap Vert, cette équipe se dirige ce lundi vers la zone de recherche pour recenser les matériaux qui ont refait surface.
Voir notre diaporama sur les recherches et les débris de l'Airbus http://www.20minutes.fr/diaporama/739-1-0-0-L-Airbus-A330-retrouve-au-large-des-cotes-bresiliennes.php
Enfin, avec le repêchage de corps, la troisième cellule, «cellule d’identification», entre également en jeu ce lundi. Gérée par l’UNIVC (l’Unité Nationale d’Identification des Victimes de Catastrophes), elle est divisée en deux sections, Ante Mortem et Post Mortem. L’équipe Ante Mortem contacte les familles de victimes afin d’obtenir le plus de renseignements possibles aidant à l’identification des corps (panoramique dentaire, détails vestimentaires…). En contact avec les proches dès le premier jour, c’est elle qui est notamment chargée de prélever l’ADN des familles.
Les familles des victimes travaillent actuellement avec la police judiciaire. «Dès mardi, certaines familles ont accepté de donner leur ADN, mais d’autres avaient refusé. Elles estimaient que cette procédure n’avait pas de sens sans corps. Aujourd’hui, avec des corps, la donne a changé. Les familles envisagent de se soumettre aux tests. L’identification des corps sera plus rapide avec l’ADN », explique Guillaume Denoix de Saint-Marc, porte-parole d’une association française des victimes.
La cellule Post Mortem «travaille directement sur les corps», essaie de les identifier, de relever des particularités. En étroite collaboration avec ses homologues brésiliens, elle n’aura recours à l’ADN que «si les corps sont trop abîmés pour être identifiés», affirme Jean Bouquin.