Cérémonie oecuménique à Rio

2 contributions
Publié le 4 juin 2009.

REPORTAGE - Un demi-millier de personnes est venu témoigner son soutien aux familles...

Sous un ciel limpide, en plein cœur du centre de Rio de Janeiro, l’acte œcuménique en hommage aux disparus du vol A447 a commencé à 10h30 jeudi matin dans la cathédrale de la Candelaria.

Un demi-millier de personnes, dont les forces Armées du Brésil, le personnel d’Air France, les représentants de l’Agence Nationale Brésilienne de l’aviation Civile (Anac), est venu témoigner son soutien aux familles des victimes. La communauté française est venue nombreuse, unie, sous le choc.

«Nous sommes tous concernés. Nous allons tous prendre ce vol avec nos enfants d’ici trois semaines», évoque une jeune Française aux yeux rougis. Parmi les officiels, le ministre des relations Extérieures du Brésil, Celso Amorim, et de France, Bernard Kouchner. Les familles, entrées par une porte dérobée, ont été placées dans une zone protégée à l’avant de l’église. La veuve d’un grand chef d’orchestre a déclaré à la presse que «nombres de familles sont encore dans l’espoir de retrouver des survivants.»

La célébration a commencé par une minute de silence. La tristesse était palpable dans toute l’église, malgré le crépitement incessant des flashs. Les huit représentants de différentes religions se sont partagés le temps de parole, avant de céder la place aux politiques. Le maire de Rio, Eduardo Paes, qui a perdu son directeur de cabinet dans l’accident, s’est exprimé «comme autorité, mais également comme ami» d’une voix troublée par l’émotion. Le gouverneur de l’Etat de Rio, Sergio Cabral, compte sur l’enquête rigoureuse de cet accident, pour «qu’il ne se reproduise plus jamais». Tous, y compris Bernard Kouchner, ont évoqué la joie qui accompagne d’habitude la route Rio-Paris, les liens d’amitiés qui unissent le Brésil et la France, historiques et culturels.

Lycée Français

Quelques heures plus tard, c’est dans la cour du Lycée Molière que la communauté française avait de nouveau rendez vous avec le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner. Il a rendu hommage aux quatre personnes directement liées au Lycée français était à bord de l’avion, puis à toutes les autres, en demandant aux enfants, rassemblés en rang dans la cour, et à leurs parents, de faire une minute de silence. Il s’est adressé aux enfants, en évoquant à nouveau cette «amitié particulière» entre la France et le Brésil, en rappelant que malgré cette tragédie, il ne fallait pas oublier que cette année était «l’année de la France au Brésil, pleine de projets, de spectacles». Le ministre a interrompu son discours au passage d’un avion au-dessus du lycée : «c’est bien qu’un avion me coupe la parole. Il faut penser à tous ceux qui continuent à voler, le personnel d’Air France mais aussi tout ceux et qui prennent l’avion et vont continuer à le faire. La vie continue.»

Lors d’une mini conférence de presse qui a suivi son allocution devant les élèves et la communauté Française, Bernard Kouchner, a précisé «qu’aucune piste n’est écarté pour expliquer la disparition de cet avion.» Pas même celle d’un attentat, même si «rien ne tente à prouver qu’il y ait eu une explosion pour le moment». Une nouvelle célébration religieuse aura lieu à Rio demain, à 18h, dans l’église Nossa Senhora do Carmo, en présence du président Lula.

De notre envoyée spéciale, Charlotte Valade
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
Informatique
489.99 €
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr