Les derniers messages du vol AF 447

71 contributions
Publié le 4 juin 2009.

ANALYSE – Décryptage des messages automatiques de pannes envoyés par l'avion d'Air France au service de maintenance…

Le quotidien de São Paulo, le «Jornal da Tarde», s’est procuré auprès d'«une source d'Air France», le contenu d'un message et des alertes automatiques envoyés par l'appareil aux ordinateurs de la compagnie, entre 23h00 et 23h14 (heure brésilienne), avant de disparaître. Ces fameuses alertes ADIRU, ISIS, PRIM1, publiées par le journal «Estado de Sao Paulo» (les deux quotidiens appartiennent au même groupe de presse), sont autant d’acronymes anglais qu’un ancien commandant de bord d’Air France, Guy Guerry, a accepté de décortiquer pour 20 minutes.fr.


23h10: «Autopilot disengaged». Le pilotage automatique de l’AF 447 est désactivé. Cela n’est pas forcément dû à une panne, le pilote a tout aussi bien pu reprendre le contrôle de l’appareil manuellement pour faire face aux fortes turbulences.

23h12: deux messages de pannes sont signalés au service de maintenance, concernant les équipements ADIRU et ISIS. Ce sont deux écrans qui fournissent toutes les informations relatives à l’aérodynamique (altitude, vitesse, direction du vol). L’ISIS, en particulier, communique des données sur l’horizon, très importantes pour la visibilité.

23h13: deux nouvelles pannes sont détectées. Elles touchent deux des cinq ordinateurs principaux, essentiels pour le pilotage, appelés PRIM1 et SEC1.

«Il faut être prudent, mais en aucun cas, ces pannes ne peuvent être considérées comme alarmistes. Le commandant de bord n’est même jamais au courant quand elles se produisent», affirme l’ancien pilote.

23h14: l’ultime message signale «cabin vertical speed» (cabine en vitesse verticale). La «vitesse verticale» est calculée en fonction de la vitesse de variation de la pression dans la cabine. Ce dernier message indique donc une vitesse de «montée» ou de «descente» à surveiller. Il pourrait être l’indice d’une dépressurisation, «mais n’informe en aucun cas sur une chute libre de l’avion», souligne Guy Guerry.

A l’heure actuelle, seules les boîtes noires contiennent les données qui peuvent expliquer le drame. Les recherches se poursuivent toujours pour tenter de les localiser dans les profondeurs de l’océan.
C.B (avec agence)
Mots-clés
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr