Obama déçoit Amnesty international

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Publié le 28 mai 2009.

DROITS DE L'HOMME - Dans son bilan annuel, l'organisation internationale regrette que le nouveau président américain n'ait pas tenu ses promesses en matière d'antiterrorisme...

L’espoir était-il trop grand? Très attendu sur le terrain des droits de l’homme, le nouveau président américain déçoit… Dans son rapport annuel publié ce jeudi, Amnesty international estime que l'administration Obama a fourni des réponses «mitigées» sur les politiques antiterroristes, tout en rappelant que «les attentes étaient immenses».

«Les promesses initiales et les premières décisions importantes pour faire cesser les abus ont été suivies de peu d'actes», détaille Amnesty.

L'organisation regrette que l'administration Obama se refuse à rechercher «les responsabilités et les remèdes aux violations des droits de l'homme», observées pendant les huit années de présidence Bush.

Parmi les reproches formulés à la nouvelle administration, Amnesty souligne son recours en février au principe du «secret d'Etat» pour demander à un tribunal de classer une plainte «comme l'avait fait l'administration Bush auparavant».

Elle déplore aussi que le gouvernement ait fait appel de la décision d'un juge fédéral de Washington de donner à certains détenus de la prison américaine de Bagram en Afghanistan le droit de contester leur détention devant des tribunaux de droit commun.

A l'actif de Barack Obama, l'organisation relève en revanche le décret sur la fermeture de Guantanamo, l'arrêt des techniques d'interrogatoire musclées et des détentions secrètes de la CIA ou encore la publication des notes internes au ministère de la Justice en 2002 et 2005 offrant un cadre juridique à l'usage de la torture. Elle se réjouit aussi que les Etats-Unis aient «manifesté la volonté de participer au conseil des droits de l'homme» de l'ONU.

 

 
Avec agence
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Pauvreté
Le rapport de 400 pages ne dénonce pas seulement les problèmes d’opinion ou de libertés, mais aussi la pauvreté, qui est «tout autant un problème des droits de l'homme que les détentions arbitraires».
La récession économique a entraîné une «crise des droits de l'homme» qui a placé le monde «sur une poudrière d'inégalités, d'injustice et d'insécurité sur le point d'exploser». Amnesty appelle les dirigeants, notamment ceux du G20, à «investir dans les droits humains avec autant de détermination que dans la croissance économique». L’organisation lance d’ailleurs une campagne contre la pauvreté, destinée à venir en aide aux «prisonniers de la pauvreté», afin de «donner le pouvoir aux personnes vivant dans la pauvreté afin qu'elles puissent trouver des solutions à leurs problèmes», a expliqué la secrétaire générale de l'organisation de défense des droits de l'homme, Irene Khan. La campagne, baptisée "Exigez de la dignité", a pour but de mettre un terme aux expulsions des bidonvilles et de promouvoir les droits des femmes et des indigènes.
France
Reprenant un rapport publié en avril par l’antenne française, Amnesty regrette l’impunité dont bénéficient les policiers français après les bavures.
Israël
Pour l’organisation, l'opération militaire israélienne conduite à Gaza du 27 décembre au 18 janvier en réponse aux tirs de roquettes palestiniennes contre l'Etat hébreu a conduit le territoire palestinien «au bord d'une catastrophe humaine».
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