«Les autorités des services de renseignements sont en train de suivre de près la situation», a indiqué cette source, selon l'agence.
Lundi, la Corée du Nord avait procédé à un premier tir de trois missiles sol-air de courte portée à partir de sites proches de sa côte est, le même jour où elle annonçait un essai nucléaire souterrain très largement condamné par la communauté internationale et par le Conseil de sécurité de l'Onu.
Mardi, le régime de Pyongyang a lancé deux autres missiles, selon Yonhap. Les engins lancés lundi et mardi avaient une portée de 130 km.
«Nous travaillons, nous avons besoin d'un peu de temps», a déclaré à la presse l'ambassadeur de France, Jean-Maurice Ripert, au sortir d'une réunion dite «P5 + 2», entre les cinq membres permanents du Conseil dotés du droit de veto (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie), le Japon et la Corée du Sud.
«Nos discussions et délibérations vont en effet prendre un peu de temps», a déclaré pour sa part l'ambassadrice des Etats-Unis, Susan Rice. «Nous avons eu une bonne première discussion, productive, sur les éléments d'un projet de résolution. C'étaient des discussions très sérieuses et concrètes. Elles ne constituent qu'un premier pas», a-t-elle ajouté, parlant au nom de l'ensemble du groupe.
Le «P5 + 2» cherche d'abord à s'entendre sur les éléments constitutifs d'un projet de résolution avant de les présenter aux autres membres du Conseil de sécurité. Lundi, le Conseil avait condamné l'essai nucléaire nord-coréen comme étant une violation de ses résolutions et annoncé qu'il mettait en chantier une nouvelle résolution.