Plusieurs équipes de policiers et de militaires recherchaient, hier,
le touriste français
enlevé samedi dans le sud-ouest du Pakistan, selon l'AFP. Le rapt a eu lieu dans le nord de la province du Baloutchistan, à 80 km au sud de la frontière afghane. C'est une zone à risque, où opèrent bandits, rebelles séparatistes et talibans proches d'Al-Qaida. Les ambassades occidentales et les autorités pakistanaises déconseillent très fortement aux étrangers de s'y aventurer. Ce voyageur faisait partie d'un groupe de six touristes français - trois hommes, une femme et deux enfants en bas âge. Ils se dirigeaient vers l'Iran à bord d'un camping-car et d'une voiture immatriculés en France, depuis Quetta, la capitale du Baloutchistan, a précisé Mirrullah, l'officier de police local chargé de l'enquête.
Les deux véhicules s'étaient arrêtés pour une courte pause dans la zone de Landi, à quelque 330 km au sud-ouest de Quetta. La voiture est repartie avec à bord un homme, une femme et deux enfants âgés de 2 et 6 ans. Le conducteur du camping-car, un homme handicapé, s'apprêtait à démarrer pour les rejoindre quand au moins six individus armés ont surgi. Ils ont fait descendre un ami qui l'accompagnait, qu'ils ont enlevé, selon le récit qu'a livré le conducteur aux policiers de Dal Bandin, une localité où les cinq rescapés se sont réfugiés. Selon la police, les assaillants ont laissé repartir le conducteur du camping-car parce qu'il était handicapé. Les quatre autres touristes se trouvaient 1 km plus loin au moment de l'attaque. Le rapt n'a pas encore été revendiqué. A Paris, les autorités françaises ont affirmé être « pleinement mobilisées ». W