La commission d'enquête chargée de faire la lumière sur l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri s'orienterait désormais
, affirme samedi l'hebdomadaire allemand «Der Spiegel». Dimanche matin, le Hezbollah a affirmé qu'il s'agissait là «d'affabulations».
Citant des informations obtenues de «sources proches du tribunal (spécial pour le Liban,TSL) et vérifiées par la consultation de documents internes», «Der Spiegel» écrit que «des investigations intensives menées au Liban pointent toutes vers une nouvelle conclusion: ce ne sont pas les Syriens, mais les forces spéciales de l'organisation chiite libanaise Hezbollah qui ont planifié et exécuté» l'attentat.
Le journal poursuit en affirmant que le procureur chargé de l'enquête, le Canadien Daniel Bellemare, et les autres juges du TSL essayent apparemment de «retenir» l'information, qui leur aurait été transmise il y a un mois environ.
Les documents consultés par le «Spiegel», basés essentiellement sur des surveillances électroniques, ont permis aux enquêteurs d'identifier huit téléphones mobiles, tous achetés le même jour à Tripoli, au nord du Liban.
Ces appareils ont été activés six semaines avant l'attentat, et n'ont plus jamais été utilisés après, ce qui laisse à penser que ses propriétaires étaient les membres du commando ayant commis l'attentat.
Ces portables ont très souvent été localisés à proximité et en contact téléphonique avec 20 autres téléphones, appartenant, selon les enquêteurs libanais, au bras opérationnel du Hezbollah.