Les images montrent le buste du corps vêtu d'un uniforme militaire et portant une apparente blessure à la tête. Une partie du front est couverte d'un chiffon bleu et le crâne repose sur un journal couvert de sang. La vidéo permet aussi de distinguer une plaque militaire frappée du code «0.01» et la carte d'identité du chef des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE).
Attention ces images peuvent huerter la sensibilité des plus jeunes
«Le président et le gouvernement sri-lankais avaient besoin de continuer à jubiler lors de leurs célébrations de victoire mardi: les autorités militaires leur ont donc sorti cette histoire détaillant la chute du chef du LTTE que nous rejetons catégoriquement», a expliqué Pathamathan.
Le corps parmi ceux de 300 autres rebelles
Lundi, selon la version de responsables militaires, Prabhakaran fuyait sa minuscule enclave dans le nord-est à bord d'une ambulance en compagnie de ses deux proches lieutenants. Mais les trois hommes ont été abattus par l'armée et le véhicule a pris feu. «Le corps de Prabhakaran est parmi les 300 cadavres de terroristes que nous avons récupérés», avait assuré le chef de l'armée de terre, le général Sarath Fonseka.
Dans sa lutte à mort contre les Tigres, l'armée a éliminé Pottu Amman, chef des services de renseignement, le colonel Soosai, amiral de la marine des «Tigres des mers», et le fils de Prabhakaran, Charles Anthony, 24 ans. Deux autres corps ont été découverts: le chef de la vitrine politique de la rébellion, B. Nadesan, et le secrétaire à la Paix, Pulideevan.
Mais mardi, le LTTE a accusé le Sri Lanka de «traîtrise» et de «crime contre l'Humanité» à propos de la mort de ces deux derniers hommes: ceux-ci se seraient apparemment rendus lundi avec des drapeaux blancs aux troupes gouvernementales qui les auraient immédiatement «abattus». Dimanche, les insurgés avaient admis leur défaite militaire en annonçant avoir «fait taire leurs armes» et en laissant entendre être disposés à se «livrer».