GUERRE - Le régime de Colombo en finirait ainsi avec 37 années d’insurrection. Les rebelles n'ont pas confirmé...
C'est une information à prendre avec des pincettes. L'armée sri lankaise affirme, ce vendredi, que les rebelles tamouls seraient en train d'abandonner les combats dans le nord du pays. Les militaires se seraient engagés à les écraser d'ici à dimanche, ignorant les appels internationaux à mettre fin à une guerre qui provoque, selon la Croix-Rouge, une «catastrophe humanitaire inimaginable».
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Le régime nationaliste et militarisé de Colombo est convaincu d'être à deux doigts d'en finir avec 37 années d'insurrection séparatiste «terroriste» des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE). Acculés sur quatre kilomètres carrés dans le nord-est, ils retiennent «en otage» de 20.000 à 50.000 civils. «Ils sont en train d'abandonner lentement. Ils font exploser leurs munitions et leurs armes», a déclaré le porte-parole des forces armées, le général Udaya Nanayakkara.
Offensive finale?
La guérilla n'a pas réagi, mais un site Internet qui lui est favorable,
tamilnet.com, a indiqué que l'enclave était envahie par la fumée de combats qui continuaient à y faire rage. Auparavant, l'architecte de cette quasi victoire militaire, le président Mahinda Rajapakse, «a assuré que d'ici à 48 heures les milliers de civils seraient libérés des griffes des Tigres tamouls», selon son porte-parole.
En 2007, le LTTE régnait sur 15.000 km2 dans le nord et l'est du pays, sur lesquels il voulait fonder un Etat indépendant. La présidence a insisté: «Tout (le Sri Lanka) sera libéré» d'ici à dimanche. Mais ce n'est pas la première fois que l'armée annonce venir à bout des Tigres depuis qu'elle a lancé, en janvier, son offensive «finale». De fait, l'armée se disait prête depuis une semaine à donner le coup de grâce en crevant la dernière poche de l'ennemi. Elle a apparemment continué de bombarder l'enclave, malgré son engagement il y a 15 jours à ne plus le faire. Mais aucune information fiable ne filtre de cette région coupée du monde, à laquelle seule la Croix-Rouge a accès.
Avec agence