MEXIQUE - Il a affirmé que la jeune femme dirigeait la bande avec son fiancé de l'époque...
Un témoignage qui tombe mal. Alors que le transfèrement de Florence Cassez en France
est à l'étude, la jeune femme a été désignée par un ancien kidnappeur comme co-dirigeante du gang mené par son ex-fiancé, a annoncé mardi la police mexicaine dans un communiqué.
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Capturé la semaine dernière, David Orozco, un des membres présumés du gang, a affirmé aux enquêteurs que la Française de 34 ans, condamnée à 60 ans de prison au Mexique pour avoir participé à des enlèvements, dirigeait la bande avec Israel Vallarta. Celui-ci a avoué avoir commis des enlèvements, et affirmé que sa compagne n'avait rien à voir avec ces agissements.
«La goutte d'eau qui fait déborder le vase»
Selon les déclarations d'Orozco, la Française, qui a toujours affirmé ignorer les activités de son compagnon, avait pour tâche de «toucher les rançons (...) et préparer les enlèvements».
Son avocat au Mexique, Agustin Acosta, s'est dit «surpris» de voir «apparaître ces enquêtes quatre ans après». «Je n'ai pas de position sur le sujet car je ne connais pas le dossier. Mais Florence est condamnée, donc cela ne peut pas être introduit dans son dossier», a-t-il déclaré.
«On n'en est pas à la première manipulation dans ce dossier, mais c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase», s'est écrié son avocat français, Franck Berton. «Plus c'est gros, plus on croit que ça va passer. Mais à vouloir en faire trop, on n'est plus du tout crédible... Surtout quand on envisage de la présenter comme un chef de bande. Qui va croire ça? Et à qui cela profite-t-il?», a-t-il ajouté.
«Témoin providentiel»
«Il n'y a pas de hasard là-dedans. Près de quatre ans après l'arrestation, voici un nouveau témoin providentiel, et cela au moment où l'on parle du rapatriement de Florence Cassez. Et ce témoin ne parle pas de Vallarta, mais de Florence Cassez», a-t-il encore souligné.
Début mai, Florence Cassez
a supplié le président français Nicolas Sarkozy de la «rapatrier» en raison des risques accrus de contagion par la grippe porcine en milieu carcéral, dans un courrier parvenu à l'AFP.
Avec agence