C'est le plus important déplacement international au Sri Lanka depuis le début, en janvier, de l'offensive de l'armée contre les rebelles. Les chefs des diplomaties britannique et française, David Miliband et Bernard Kouchner, se rendent aujourd'hui pour tenter d'obtenir un « cessez-le-feu humanitaire », malgré le camouflet infligé à leur homologue suédois. Carl Bildt, qui devait faire partie de la délégation, a essuyé un refus de visa « sans aucune explication. » La Suède faisait partie de la mission de surveillance du cessez-le-feu de 2002, rompu par les autorités sri-lankaises l'an dernier. L'UE a qualifié la décision de « grave erreur ». A Colombo, un haut responsable a expliqué que Bildt « a voulu sauter dans le train », et « là, nous avons dit non ». La venue de Kouchner et Miliband a lieu alors que le gouvernement refuse à l'ONU l'accès à la zone de guerre au nord-est de l'île. Les civils captifs des combats sont estimées à 40 000, selon le Quai d'Orsay. W