«Nous exigeons que les LTTE déposent immédiatement les armes, renoncent au terrorisme, permettent l'évacuation avec l'aide de l'ONU des civils qui restent dans la zone de conflit et rejoignent le processus politique» au Sri Lanka, a-t-il ajouté.
Le gouvernement a «des obligations»
Le Conseil «exhorte toutes les parties, y compris le gouvernement sri-lankais, à honorer leurs obligations» en matière de protection des civils, a encore dit le diplomate.
Il rendait compte d'une réunion informelle sur la situation au Sri Lanka, lors de laquelle les quinze membres du Conseil ont entendu un rapport de l'envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon dans la région, Vijay Nambiar, qui vient de passer deux jours au Sri Lanka.
Les Etats-Unis au créneau
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, qui témoignait plus tôt mercredi devant la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants à Washington, a qualifié la situation au Sri Lanka de «terrible tragédie humanitaire». «Nous pressons le gouvernement sri-lankais d'arrêter les combats pour que nous puissions assurer un passage sûr pour le plus grand nombre de civils pris au piège», a-t-elle dit.
A l'ONU, l'ambassadrice américaine, Susan Rice, a qualifié la situation de «dramatique», affirmant qu'il était "absolument impératif que les deux côtés cessent les combats».
L'ambassadeur britannique, John Sawers, a déclaré que les Tigres devaient cesser d'utiliser les civils comme boucliers» et que le gouvernement devait «remplir leurs obligations humanitaires en prenant les mesures nécessaires pour sauver les vies des civils».