Ils se sont fait remonter les bretelles par les autorités et les commentateurs de leur blog. Cette fois ce sont les parents des passagers de la «Tanit», voilier capturé samedi au large des côtes somaliennes, qui montent au créneau.

Francis Lemaçon, le père de Florent, propriétaire du bateau, a assuré ce mercredi sur Europe 1 que son fils «a obéi» aux recommandations des militaires. «OK, on va aux Seychelles», lui aurait-il annoncé au téléphone le 30 mars dernier, avant de se détourner de sa route vers le Kenya.

Le voilier n'était «pas dans une zone signalée comme dangereuse»

En conséquence, l'homme assure que le voilier n'était «pas dans une zone signalée comme dangereuse» au moment où il a été arraisonné. «Ce ne sont pas des têtes brûlées», tient à préciser par ailleurs Francis Lemaçon.

La veille, c'est la mère d'un membre de l'équipage de la «Tanit» qui a donné le fond de sa pensée. «J'avais dit à mon fils que j'étais contre. Maintenant, qu'est-ce que vous voulez, ils ont 30 ans, ils décident de leur vie. J'ai rien pu empêcher», a-t-elle expliqué sur les mêmes ondes. Inquiète, sans doute, mais confiante, elle a estimé que son fils était «suffisamment fort» pour surmonter cette épreuve.

«Ca me fout les boules parce que j'ai pas de quoi, moi, payer une rançon»

«Ce ne sont pas des têtes brûlées, pas du tout», a tenu à préciser la femme, originaire du Morbihan. Impuissante, elle juge qu'elle ne peut qu'«attendre et prier». «Pour le moment je ne pense pas au pire», assure-t-elle.

Un autre sujet d'inquiétude taraude la malheureuse mère: une éventuelle demande de rançon. «Ca me fout les boules parce que j'ai pas de quoi, moi, payer une rançon. Je lui avais dit d'ailleurs avant de partir: "Je te préviens si vous êtes piratés je n'ai pas d'argent à vous donner."»